‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 119 sur 142 · T. II, p · texte numérisé non relu

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9. Ethnique Meglapolitanus, dans des documents des V-YII° siècles : Mesnage, L'Afrique chrétienne, p. 120. Mégalépolis, prise et détruite par Agathocle, était peut-être ailleurs, dans la péninsule du cap Bon : voir t. III, p. 30. — Je doute qu'à ces noms, il faille joindre 'A^poôi-rtov, lieu que Ptolémée (IV, 3, 2, p. 621) indique sur le golfe d'Hammamet. Il se pourrait qu'il n'y eiit là qu'une traduction assez tardive d'un nom latin. On a supposé (voir, entre autres, Tissot, Géographie, I, p. 178; II, p. 163) que les Romains avaient adopté ce nom grec et que celui-ci s'était conservé jusqu'à nos jours dans la dénomination Henchir Fradis. Mais les ruines d'Henchir Fradis (appelées aussi Henchir Sidi Khalifa) sont en arrière de la côte, et non pas sur la côte même, comme l'Aphrodision de Ptolémée,

On a maintes fois répété cette réflexion de Mommsen ' : « Le gouvernement romain occupa fortement le territoire que Carthage possédait lors de sa chute, mais moins pour en tirer parti que pour ne pas le laisser à d'autres; on ne chercha pas à y éveiller une vie nouvelle, on se contenta de garder le cadavre. Ce n'est pas par amour de la domination, ni des conquêtes, c'est par crainte et par jalousie que Uome a créé la province d'Afrique. Cette région n'a pas d'histoire sous la République. » Jugement sévère, qui est en grande partie mérité.

La province d'Africa, fort peu étendue, fut, avant tout, une zone interdite aux ambitions des rois numides, autour des ruines de Carthage ^ Rome s'assura ainsi la maîtrise du passage entre les deux bassins de la Méditerranée. Il ne lui resta plus qu'à le défendre contre les pirates : tâche dont elle s'acquitta mal.

Dans cette annexion, elle ne chercha, ni ne trouva un accroissement de ses ressources. VAfrica devait à peine rapporter ce qu'elle coûtait : Cicéron semble l'indiquer assez clairement ^ Si Rome s'épargna les frais qu'eussent exigés des travaux propres à la mise en valeur de son nouveau domaine, aménagement des ports, réfection et développement du réseau routier légué par Carthage, etc., l'entretien du gouverneur et de son entourage, surtout des troupes d'occupation, entraînait certainement de lourdes dépenses.

et le nom moderne vient évidemment du nom antique de ce centre, Pheradi Maius (ce que nous a appris une inscription récemment découverte : Poinssot, ^ans Bull, archéol. du Comité, 1927, Commission de l'Afrique du Nord, février).

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