‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 64 sur 142 · Leg.agr., I, 2,5; II · texte numérisé non relu

Leg.agr., I, 2,5; II

4. C. /. L., VIII, 12535; Masée Laviyerie, II, pi. XVIII, fig. 2. Inscription en petites lettres, sur une plaque de marbre blanc.

5. Pour ces identifications, voir au Corpus, l. c. ; Dessau, Inscr. Lat. sel., 28; Schulten, Bull, archéol. du Comité, 1902, p. 160. — M. Gichorius {Rôm. Studien, p. 113-6) présente une autre hypothèse au sujet de ce fragment. Il croit que les personnages mentionnés constituaient le collège des triumvirs, créé en 133, sur

suivre de près la décision abolissant la colonia lunonia. On pourrait se demander s'ils n'eurent pas pour chef M. Porcius Cato, qui, étant consul, mourut en Afrique dans le cours de l'année 118^

La loi de 111 contient toute une série de stipulations relatives aux terres assignées en vertu de la loi Rubria^ L'état de mutilation du texte en rend malheureusement l'intelligence fort incertaine. Du moins, ce qui subsiste prouve que les colons avaient gardé et gardèrent la propriété de leurs lots. Ils pouvaient, naturellement, les transmettre à leurs héritiers ^ Ils pouvaient aussi les vendre* (ce qui leur avait été peut-être interdit par la loi Rubria^) : pour l'aristocratie, fort peu désireuse qu'ils restassent, c'était un excellent moyen de les faire partir en douceur. Les terres publiques assignées à des individus en Italie, en vertu des lois des Gracques, avaient été soumises à une redevance (vectigal), d'ailleurs légère, destinée surtout à rappeler qu'en droit, elles étaient encore propriété de l'Etat. Mais Livius Drusus, collègue de Gaïus en 122, l'avait fait supprimera Nous ignorons si, dans la colonie fondée, cette année-là même, sur le sol provincial d'Afrique, les lots assignés

la proposition de Ti. Gracchus, pour la distribution des terres publiques en Italie, collège qui ne fut supprimé que plusieurs années après la mort de Gaïus. L. Calpurnius Bestia et G. Sulpicius Galba y auraient remplacé Gaïus Gracchus et Fulvius Flaccus, disparus tragiquement en 121. Quant à Papirius Carbo, ce serait celui qui portait le prénom de Gaïus, et qui appartenait à ce collège depuis l'année 130, au plus tard; consul en 120, il se suicida l'année suivante. Nous aurions donc ici l'état du collège entre 121 et 119. Tout cela est ingénieux, mais peu solide. Remarquons que, le fragment étant brisé en haut et en bas, nous ignorons si l'inscription mentionnait seulement trois noms. Et le collège en question était-il qualiflé pour intervenir en dehors de l'Italie?

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