‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nordChapitre 9 sur 142 · Voir t. III, p · texte numérisé non relu

Voir t. III, p

8. Nous avons mentionné au tome III, p. 326, n. 4, les textes de Salluste, de Strabon et d'Appien qui indiquent que l'étendue de la province romaine fut la même que celle du territoire carthaginois.

se dirigeant d'abord, d'une manière générale, du Nord-Ouest au Sud-Est, puis de l'Ouest à l'Est, enfin du Nord-Nord-Ouest au Sud-Sud-Est, partait de l'embouchure de la Tusca (Oued el Kebir), près de Thabraca (Tabarca), passait en deçà de Vaga (Béja), de Thubursicu Bure (Téboursouk) et de Thugga (Dougga), puis au Sud du djebel Zaghouane, et aboutissait, à l'entrée de la petite Syrte (golfe de Gabès), auprès de Thaense (Henchir Tina, au Sud-Sud-Ouest de Sfax), ville qui resta en dehors de cette ligne*. Celle-ci fut" marquée par un fossé que Scipion fit creuser et qui, longeant le royaume numide, fut appelé la fossa regia^. L'espace qu'il enfermait peut être évalué à 20 000 kilomètres carrés ^ 25 000 au maximum.

L'étendue de la province était encore la même à la fin du second siècle^, et lorsque César constitua, en l'an 46, VAfrica nova^ : des bornes, dressées sous l'Empire là où avait été la limite commune des deux provinces, l'ancienne et la nouvelle, jalonnaient l'emplacement de la fossa regia, du fossé creusé par Scipion*.

En 111 avant notre ère, la ville de Leptis la Grande, située entre les deux Syrtes, se détacha de Jugurtha, alors en guerre avec les Romains. Elle reçut le titre de cité amie et associée de Rome\ Mais elle ne fut pas annexée à la province, non plus

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