Voir plus haut, p
euriosité, et la mention de leur envoi fut jugée digne de figurer parmi les faits intéressants du règne.
Le récit de ces guerres ne peut manquer de donner une haute opinion du caractère du prince qui les entreprit et de son peuple. Gomme autrefois les grands Pharaons de la dix-huitième et de la dix-neuvième dynastie, Touklat-habalasar est avant tout un général infatigable. Il conduit en personne la plupart des expéditions, attaque et réduit d'innombrables tribus, court d'une extrémité à l'autre de son empire, sans souci de la distance et des obstacles matériels ; de plus, grand chasseur de lions et grand tueur d'animaux sauvages. Les Assyriens étaient sans contredit l'une des mieux douées parmi les races de l'Asie antérieure. Ils avaient moins d'originalité que les Ghaldéens, leurs maîtres en civilisation, mais plus de ténacité et d'énergie. Ils possédaient au plus haut degré les qualités militaires, la force physique, l'activité, l'adresse, le sang-froid, la bravoure imperturbable : ils cherchaient le taureau sauvage ou le lion qui abondait dans leur contrée, et l'abordaient face à face. De grands vices déparaient ces vertus. C'était un peuple de sang, plein de violence et de mensonges *, sensuel, orgueilleux à l'excès, fourbe et trsdtre par mépris des ennemis. Peu de nations ont abusé plus insolemment des droits du plus fort. Ils démolissaient et brûlaient les villes sur leur passage, empalaient ou écorchaient vifs les chefs rebelles : malgré l'éclat et les raffinements de leur civilisation extérieure, ils demeurèrent toujours des barbares.
Et c'était au nom d'Assour qu'ils commettaient ces atrocités, car ils étaient le peuple religieux par excellence. ce Le roi se glorifie beaucoup, mais glorifie les dieux encore plus. Il combat pour sa propre gloire et pour l'extension de son territoire, mais combat aussi pour l'honneur des dieux que les autres nations rejettent et pour répandre leur culte au loin dans tous les pays connus. Ses guerres sont des guerres de religion autant au moins que des guerres de conquête; ses constructions, celles du moins