HAS ER EX IL
Sr D nas 60 {{— dt PPTA D uses 11
Le premier groupe À 1, se lit ei; il est composé du sylla-
bique L et de la lettre 1, et veut dire aller. ""* K ,N-1. N est l'indice du passé, et r le pronom de la première personne du singulier. EI-N-I, se traduit donc Je suis allé. À, pu est donner, K , 1 est encore une fois le pronom de la première personne: Du-1,je donne, j accorde. = SATA RS, déterminé par 45, signifie : écraser, assommer; mn, K, est le pronom de la seconde personne du masculin singulier. TATA-K, tu écrases. Le signe ®-, trois fois répété pour marquer le pluriel, se lit ur, oÉr, grand, chef; in [1], déterminé par le signe des pays étrangers, est le nom de la côte cananéenne Tsäxi : oér-u, TsAui, les chefs de pays de Tsahi. Tous ces mots réunis forment un premier membre de phrase : £I-N-1 DU-I TATA-K OER-U TSAHi, je suis allé, j'accorde [que] tu écrases les chefs de Tsähi. Dans
lie second membre de phrase se trouvent mm 1» 585‘; Jeter; Ne, ser, pronom de la troisième personne du pluriel; L, KHER, SOUS; e signe idéographique se lisant rar, les
pee en, K, toi; @ n, kuer, littéralement à la suite de, ocution adverbiale qui signifie ici avec; ss, ser, et répété
trois fois pour le pluriel, ser-u; F#, sen, pronom de la
troisième personne du pluriel, dont les deux éléments al-
phabétiques s et x sont suivis des trois barres 111, signe. idéographique du pluriel. En réunissant toutes ces don:
nées on a le membre de phrase: SeS‘-I SeT KHeR RATeK
KHeT SeT-U SeN, je jette eux (les chefs) sous [les] pieds de
toi avec [les] pays d'eux.
L'écriture hiéroglyphique ne s’employait guère que sur les monuments publics ou privés; pour les usages de la vie courante et pour la propagation des œuvres dittéfaires ; on se servait d’une écriture cursive dérivée des hiéroglyphes et nommée hiér atique, par les modernes. Tandis que les hiéroglyphiques s’écrivaient indifféremment de droite à gauche ou de gauche à droite, l'écriture hiératique s’écrivait toujours de droite à gauche. En voici quelques spécimens. Le premier emprunté au papyrus Prisse (x1° dypastie)',
AUSLLS DEISL
se transcrit lettre à lettre :
BAN BU eM KHoPeR NoWeR BU mal en devient le bien.
Les deux suivants nous reportent à la xix° dynastie :
es EAN VA
MÜ N UÀ KHoPeRU DUT H‘eR RÀ PÀ AU eau une être faire à Soleille fut?
nez
de lui lenom [est] Thébaïdeen Force.
1. Pap. Prisse, pl. V, L 1. — 2. Pap. d'Orbiney, p'. VI: LOS, Pap. Sallier III, pl. I, 1. 6.
Le dernier est d'époque gréco-romaine :
o A a LES la 2 .— NuB eM BaK eM K KHoPRU NeK ARU d'or épervier en ta transformation Tu as fait!.
Entre la xxr° et la xxv° dynastie, le système hiératique se simplifia pour la commodité des transactions commerciales. Les caractères s’abrégèrent, diminuèrent de nombre et de volume et formèérent une troisième sorte d'écriture, la populaire ou moe employée dans les contrats à partir du règne de Shabak et de Tahraqà. L'étude du démotique a été négligée à cause des difficultés que présente le déchiffrement et de l’aridité des textes connus jusqu’à présent. Le passage suivant :
Ps 2ynps. Aa vs En W N-AM W AU ToP en MA RaKH eW AN en lui il était monde du le lieu ne sut lui Point?,
suffira à montrer ce qu'était devenue entre les mains des derniers Égyptiens l'écriture large et hardie des vieux scribes. :
Origine de l’alphabet phénicien;: ses dérivés ariens.
Les Assyriens s'étaient arrêtés au syllabisme, les Égyptiens avaient trouvé le caractère alphabétique sans pouvoir se débarrasser des syllabes et des idéogrammes, des homophones et des polyphones : les Phéniciens inventèrent l'alphabet proprement dit*.
Dès le début, Champollion émit l'opinion que l’alpha-
1. Pup. de Boulagq, n° 3, p. 3, 1. 20. — 2. Roman démotique, pl. HI, L 1. — 3, Platon, Phædon, p. 274; Diodore, I, 15; Tacite, Annales, XI, 14, etc.
bet phénicien dérivait des hiéroglyphes d'Égypte’. Ses idées développées par Salvolini”, modifiées par MM. Ch. Lenormant et Van Drival, n'avaient recu aucune consécration scientifique, lorsque M. de Rougé reprit le problème pour son compte et en donna la solution *. I prouva qu’au temps où les Pasteurs régnaient en Égypte, les Cananéens avaient choisi, parmi les formes de lécriture cursive, un certain nombre de caractères répondant aux articulations fondamentales de leur langue. Sa démonstration, reproduite en Allemagne par MM. Lauth, Brugsch et Ebers, fut considérée comme décisive et les résultats en ont été admis généralement. ra
L’alphabet phénicien se compose de vingt-deux lettres, dont quinze sont assez peu altérées pour qu’on reconnaisse . leur prototype égyptien du premier coup d'œil, et dont les autres se ramènent au type hiératique sans blesser les lois de la vraisemblance”,
2x et di Z 39 > © ‘1 0
À 1) 4 NAN w 5 #3 4 à NN 13 SEA fi à 2 LA 1 æ °°
mi 4 # PR & Z — |! HN tr D prx+
1. Leltre à M. Dacier, p.80. — 2. Analyse grammalicale de l'inscripti de Rosetle, p. 86 sqq. — 3. Dans un mémoire lu en 1859 devant heas, démie des inscriptions et belles-lettres, publié en 1874, par M.J. de Rougé. — 4. M. Halévy a essayé de prouver que le caractère phénicien dérivait non pas des formes hiératiques, mais des formes hiéroglyphiques de l'écriture égyptienne (Mélanges d'épigraphie sémilique, p. 168-189). — 5. De Rougé, Mémoire sur la propagation, pl, I.
Get alphabet, employé d’abord dans le pays de Canaan, s’y modifia selon les localités et forma successivement les alphabets araméens, palmyréniens, hébreux. Transporté par les Sidoniens et les Tyriens dans les contrées où les menait le commerce, il devint comme la souche commune d’où se détachèrent tous les alphabets du monde connu, depuis l'Inde et la Mongolie, jusqu'à la Gaule et l'Espagne. Je n'ai pas à m'’inquiéter ici des systèmes qu'il enfanta chez les peuples de l'extrême Orient ou de l'extrême Occident : il me suffira de montrer comment de Phénicie il passa en Grèce, puis de Grèce en Italie.
Les Grecs connaissaient l’origine phénicienne de leur alphabet. La tradition la plus accréditée, parmi eux, attribuait à Kadmos l'honneur d’avoir le premier répandu lécriture sur le continent européen’; d’autres légendes nommaient, au lieu de Kadmos, Orphée”, Linos*, Musée“ et surtout Palamède. Les titres de Palamède à l'invention ou plutôt à la propagation de l'alphabet parurent si bien fondés qu’on essaya de trouver une combinaison qui réservat ses prétentions sans diminuer la gloire de Kadmos. On imagina que Kadmos avait apporté en Grèce un alphabet de seize ou dix-huit lettres, complété plus tard par Palamède. Les lettres cadméennes primitives étaient, selon les uns, A,B,T,A,E,1,K,A,M,N,O,1,P,Z,T, Ÿ; selon les autres, À, BASE 7,10 K, AUM,N;O,P, ZT, T, ®. Les lettres de Palamède étaient tantôt au nombre de trois : ©, ®, X, tantôt au nombre de quatre : Z,®, 6, X, ou bien, H, Ÿ, D, X, ou d’autres encore*. La science mo- : derne a prouvé qu’en matière d’alphabet comme en bien autre chose, les Grecs s'étaient laissé trop vite emporter à leur imagination. L’alphabet cadméen se composait des vingt-deux lettres de l'alphabet phénicien plus ou moins modifiées pour satisfaire aux exigences de la phonétique grecque. Les gutturales douces et les semi-voyelles des
1. Hérodote, V, 58. — 2. Alcidam. Cont. Palamed. p. 95, t. VIII, édit. Reiske. — 3. Diodore, III, 66. — 4. Bekker, Anecdota græœca, t. II, p. 783. — 5. Servius, Ad. Æneid, II, 83; Plutarque, Symposion, IX, 5; Pline, 4, N, VII, 56, etc,
langues sémitiques qui n’avaient que faire dans les idiomes helléniques furent transformées en voyelles véritables : x enA,a;Aen3,e; JenŸ,X,ou,y;0en0,0; “en 1, i. L'aspirée H prit double valeur : elle fut selon les cas une voyelle longue ou un signe d'aspiration. De ces altérations de valeur résulta un alphabet que les inscriptions . archaïques de Théra nous ont contervé en entier.