Cf. Nahoum, ni
sur lesquelles il appuie avec le plus de complaisance, sont des constructions religieuses *. » — « Le temple d'Anou et de Bin, les grands dieux, mes seigneurs, que dans le temps de Samsi-Bin, Patis d'Assour, fils dlsmi-Dayan, Patis d'Assour, avait construit six cent quarante et un ans auparavant, était tombé en ruines. Assour-Dayan, roi du pays d'Assour, fils d'Adar-habal-asar, roi du pays d'Assour, démolit ce temple, mais ne le reconstruisit pas. Pendant soixante ans on ne toucha pas à ses fondations. » Touklat-habal-asar le rebâtit plus grand qu'auparavant, et l'entoura de temples et de palais dont il vante la splendeur. Malgré ces éloges, l'architecture assyrienne ne saurait se comparer à l'architecture égyptienne, ni pour la grandeur du dessin, ni pour le choix des matériaux. Ses masses sont insignifiantes à côté des masses de Louqsor et de Kamak, ses formes gauches et empruntées. Elle se servait surtout de briques, recouvertes de minces dalles de pierre travaillée et sculptée, tandis que les architectes égyptiens employaient de préférence le calcaire et le granit. Les palais et les temples assyriens n'ont pas eu la durée des monuments égyptiens : ils se sont effondrés en monceaux informes.
Après la conquête du Naïri, Touklat-habal-asar avait fait dresser à Tune des sources du Tigre une stèle de victoire. <c D'après la volonté d'Assour, de Samas, de Bin, les grands dieux, mes maîtres, moi, Touklat-habal-asar, roi du pays d'Assour, fils d'Assour-ris-isi, roi du pays d'Assour, fils de Moutakkil-Nebo, roi du pays d'Assour, le vainqueur des peuples depuis la grande mer jusqu'au pays de Naïri, pour la troisième fois j'ai soumis le pays de Naïri. » Une nouvelle expédition amena la conq-uête du pays de Khoumanou (Comana) . Une autre porta le roi au cœur de la Chaldée : deux années durant, il la parcourut en tous sens; Dour-Kourigalzou (Akkerkouf?), Sippar, Babylone, Oupi (Opis), furent prises, le pays de Tsoukhi, ravagé. Mais des revers éclatants ne tardèrent pas à effacer la gloire