‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 5)Chapitre 65 sur 96 · Moven, Die Phœnisier, t. tî, l'^Theii^ p · texte numérisé non relu

Moven, Die Phœnisier, t. tî, l'^Theii^ p

Superstitieuse comme toutes les femmes, et du reste nourrie à la piété par son père, qui avait été grand prêtre d'Âstarté avant de devenir roi, elle sut décider Âkhab à pratiquer ouvertement le culte des divinités phéniciennes. Baal et Astarté eurent leurs temples dans Samarie et leurs bois sacrés sur toutes les collines; leurs prêtres et leurs prophètes s'assirent à la table royale et se répandirent sur le pays, tandis que les prêtres et les prophètes de Jahveh en étaient réduits à se cacher pour échapper à la persécution. La masse de la nation resta indiflérente entre les deux partis. Le prophète avait beau lui dire : « Si Jahveh est Dieu, suivez-le; mais si Baal est Dieu, suivezle; » il ne répondait rien et continuait à ^ boiter des deux côtés ^ » Le roi lui-même, plus superstitieux que vraiment religieux, ne savait se déclarer ouvertement ni pour Jahveh ni pour Baal : un jour il laissait massacrer les prophètes phéniciens^, et le lendemain livrait les prophètes hébreux à la vengeance d'Izebel'. Les fidèles au dieu national trouvèrent un chef dans ïllijah de Thisbé, dont les aven* tures et les exploits nous sont arrivés mêlés de tant de procUges, qu'il est impossible de discerner la part de vérité qu'ils renferment. ïllijah, inspiré par l'esprit de Dieu, se rend devant Âkhab, lui annonce qu'il n'y aura dans les années suivantes ni rosée, ni pluie, sinon à sa parole, et s'enfuit au désert pour échapper à la colère du roi. Il est nourri d'abord par dos corbeaux qui, soir et matin, lui apportent de la viande et du pain^ puis, quand la source à laquelle il buvait fut tarie, par un baril de froment et une Cruche d'huile inépuisables dont il 'partage le contenu avec une veuve de Sarepta au pays de Sidon. Le fils de cette femme meurt subitement : Elijahlereessuscite au nom de Jahveh, et toujours guidé par l'esprit d'en haut quitté sa retraite pour se présenter de nouveau devant le roi. Âkhab le reçoit sans lui marquer aucune haine, rassemble les prophètes paiens et les met face à face avec lui sur le Garmel. Les Phéniciena invoquent à gxands cris leurs

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