‹ Histoire ancienne des peuples de l'Orient (volume 5)Chapitre 94 sur 96 · SA · texte numérisé non relu

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6ur les textes les plus anciens il décrit de droite à gi|ucl)e copime son prototype phénicien; puis, l'usagi^ s'iatrp» duisit de rstPger les lettres en lignes flexueuses autour des figures qui ornaient le monument Cette disposition

LES ÉC1UTUI\ÇS Blf MONDE ORIENTAL, (M)3

rappda k Tesprit de^ contemporains la marche du bœuf attelé à la charrue, que le laboureur fait revenir sur luimême pour tracer un second sillon à côté du premier ; ils lui donnèrent le nom de Boustrophédon, qui lui resta. Plus tard, on substitua aux lignes ilexueuses des lignes droites parallèles dans lesquelles la direction des caractères alternait régulièrement ; la première ligne était écrite de droite ^ gauche , la seconde de gauche à droite, et ainsi de suite jusqu'à la fin du texte. Le boustrophédon servit de transition entre les systèmes sémitiques où les lignes se lisent de droite à gauche, et le système européen où toutes les lignes se lisent de gauche à droite.

L alphabet cadméen ne tarda pas à s'altérer selon les lieux et à former des variétés qu'on divise parfois en deux classes, plus souvent en quatre : i' les alphabets éolo-doriens en usage dans la Béotie, TEubée et les colonies chdcidiennes, la Phocide, la Locride, la Laconie, TÉlide, TAchaïe et ses colonies, Égine, Mégare, Céphallénie, la Thess^die et is^ Grande-Grèce 4 2' l'alphabet attique; 3* les alphabets des Grec^ insulaires; 4 i^alphabet ionien. Le plus complet, rdphabet éolo-dorien, compte vingt-huit signes répondant k autant d'articulations distinctes ; le plus incommode est l'alphabet attique. Tous restèrent en usage jusqu'à la fin du y* siècle avant notre ère : sous Tarchontat d'Euclide en l'an II de la xcvi* olympiade (4o3 av, J. G. ) les Athéniens se décidèrent à adopter l'alphabet ionien de vingt-quatre lettres et leur exemple fut bientôt suivi par tous les peuples de la Grèce. Il n'y eut plus désormais qu'un ^Iphabe^t conomun :

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différant sensiblement de l'ancien alphabet cadméen par l'ordonnance et la nature des lettres.

De Grèce l'alphabet cadméen se répandit sur tous les ays environnants. L'Asie Mineure ne nous a pas encore vré de monuments assez anciens pour nous permettre de suivre l'histoire des transformations que subirent les écritures d'origine phénicienne chez les difiiérents peuples de Ift QÔto ou de l'intérieur. Les alphabets des inscnptions

iyciennes et phrygiennes ne nous sont connns que par

des documents de date récente. Us renferment l'un et l'autre un fond commun d'origine grecque et non pas directement phénicienne , car ils possèdent les lettres F, <I>, X, ajoutées, par les Grecs , aux vingt-deux lettres sidoniennes. Mais les Lyciens, dont la langue présentait un système de vocalisation délicat et compliqué, ont multiplié les types de voyelles. Dans les signes qui répondent à l'a on reconnaît un élément générateur, Y ou V emprunté à l'alphabet cadméen ; mais les signes pour â, ï, û, V, ô, sont tracés arbitrairement et ne répondent à aucune des formes connues de cet alphabet.

Quelques monuments de la Carie portent des inscriptions tracées dans un caractère différent du phrygien et du lycien. C'est une écriture mixte : certaines lettres semblent se rattacher aux prototypes cadméens , d'autres paraissent provenir directement du phénicien, d'autres, enfin , ont un aspect tout particulier. Aucune tentative sérieuse n'a été faite Sour déchiffrer les textes réigés en carien, et pour déterminer, d'une manière certaine, la valeur 4es signes aui en composent l'alphabet.

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