‹ Histoire ancienneChapitre 72 sur 116 · mOFLEs d'asjs. [Am. l-C is^-iie · texte numérisé non relu

mOFLEs d'asjs. [Am. l-C is^-iie

apr^, Artaban^ son saccessenr^ épronva le même ^rt; et liîthiidate, roi de Pont, monta. sur le trtoe ées Parthes.

Dans ee même temps, la reine d'Egypte implora le secours, de Démétrius, son gendre, contre Physcon, son frère, son éponx et son tyran. Démétnos accnc^t sa de^ mande et vint assî^r Pélnse; mais k nouvelle d'une révolte en Syrie l'obligea d'y retourner : il emmena avec lui sa belle-mère.

Phjrscon ne tarda pas à ? e venger^de Pappui que Démér tritts prêtait à la reine d'Egypte. Un aventurier, nommé AicKandre Zébina, fils d'un fripier d'Alexandrie, se disait fils d'Alexandre B^ et prétendait à la couronne de Syrie : Physcon reconnut ses droits et lui donoa une armée. Une foiile dé Syriens mécontents se joignirent à luL — Les deux rivaux se livrèrent bataille en Gélésyrie. Démétrius, vaincu par Zébina, s'enfuit à Ptolémaide. Cléopâtre sa femme n'oubliait point qu'elle avait été abandonnée par lui pour Rodoguûe ; elle l'^avait elle-même trahi pour Antiochus, son frère, et craignait son ressentiment: elle lui ferma sans pitié les portes de la ville. Démétrius, obligé de se retirer à Tyr, y fut massacré.

Le royaume se trouva partagé entre Cléopâtre et Zébina.

ZÉBiNA, CLÉOPÂTRE, SÉLËUCUS*

(An du monde 3879L. — ÀTant Jésos- Christ 126.)

Cléôp&tre avait deux enfants de Démétrius Nicator. Séleueus^l'ainé, monta sur le trône ; mais la reine, craignant qu'il ne vengeât son père et ne s'emparât de rautorité, le laissa vivre d peine un an et lur jenfouça elle-même un poignard dans le sein. Cette femme barbare savait que les Syriens voulaient un roi et non june reine. Elle fit venir d'Athènes son second fils, appelé Antiochus Grypiis, gouverna l'empire sous son nom et ne lui laissa aucune autorité. Son oncle Physcon, roi d'Egypte^ était digne de s^allier avec cette femme impie, il lui envoya une armée et donna en mariage sa fille Triphéne à Grypus.

[426-97 av. L-Cr.] jPERSES. • 341

Ce prince, fortifié par ce secours, battit Zébinâ et le força de se retirer à Antioche. L'imposteur manquant d'argent pour payer ses troupes pilla le temple de Jilpiter. Les habitants le tuèrent, jet Grypus resta seul roi de Syrie. Revenu vainqueur dans sa' capitale, il ne dissimula pas le désir de secouer le joug de sa mère. Cléopâtre, accoulumée aux cri mes j réHolut de se défaire de lui et de donner le tmnû à un autre fils qu'elle avait eu d'Antioohus Sidètes : elle liii pnisenta une coupe empoisonnée ; il la refusa en Itu témoiguaiit srs Houp<;ons. Cléopâtre furieuse avala le poison qui délivra la Syrie de ce monstre.

ANTIOCHUS GRYPUS.

jffJJÇirv j^ ( Ad du monde 3e^7. — Avtnt Jésus-Christ 97. )

Aritioclms n'^gna vingt-sept ans.' On doit croire que son règne fut heureux ot ]>ar.ifiqiuij puisque Tbistoire en parle peu ; 011 sait seulcniejit qu'un dos grands de son royaume, nommé Héracléon, Tassassiiia, Antioe^us laissa cinq fils : Séleucusjqiii lui succéda; Autioclfus^t Philippe, jumeaux; Démétrius Eiichf^re et AiitiochusDenys.

Aptes la mort de Grypus^ Ântiocbus de Cyzique, son frère, s'empara de la ville d'Antiocbe, et voulut enlever le reste du royaume à son neveu ; mais Séleucùs se maintint contre lui^ lui livra bataille^ le fit prisonnier et lui ôta la vie, U entra eiisuite dans Antioche et se fit couronner roi de Syrie.

SÉLEUCÙS. ^

Sa tranquillité fut bientôt troublée par un autre kgre^ seur; Antiocbus Èusèbe,fils du Cyzicénien, vouhit venger son père et s'emparer du trône. La Pbénicie se déclara pour lui; il y prit le titre de roi, marcha contre Séleucùs et le défit. Séleucùs, obligé de se renfermer dans Monesfie, leva sur les habitants de trop loUrdsàmpôts : ils se soulevèrent, investirent sa maisoji, y mirent le feu et Ty brûlèrent avec toute sa cour.

3IS . TExmnirjaa. [AT.jL^i7^]

AHTI0CHU8, PHTLIPPB, BUSiBS, SÉiArB, AHTIOCHUS DE5T8 ET DÉMÉTHILS BCCHÈRB.

Les princes jmneanx Antiochns et PhîEppe, apprenant la mort funeste de leur frère, assiégèrent la ville de Monestie, la prirent, la raserait et en massacrèrent tons lesbabîtants. Ils tonmèrent après leurs armes centre Eusèbe, qui remp(M*ta une victoire complète sur tes bords de l'Oronte. Antiodius se noya dans ce fleuve. Philippe fit kabilemient sa retraite et disputa Fempire à Ëusèbe. La reine Sélèue, ^eiiife d'Antiochus Grypus, avait rassemblé des trotipes et gS^îivemait quelques provinces du royaume. Elle épousa Sasèbe et donna beaucoup de force à son parti. Cette eonq^cation d'intérêts fut encore ^augmentée par Ptolémée Lathyre, roi d'Egypte, Ce prince, irrité du mariage de Selène, fit venir de Gnide Démétrius Enchère, le quatrième fils de Grypus, le conduisit à Damas et le prodama roi de Syrie. Quelque temps apjès, Philippe livra à Eusèbe use grande bataille, IC' défit et le força à se réfugier «hez Içs Parthes que gouvernait Mithridate le Grarid. Ainsi i'empire demeura partagé entre Philippe et Démétrius ]^|i|tf>ère. Ma^s, deux ans après, Etisèbe, -secouru par les Partties, xnarcha de nouveau contre Philippe^ qui se vit aussi attaqué par son propre frère Antiochus, le cinquième des fils, de Grypus. . ...

Eusèbe possédait les provinces d'Orient; Philippe, mte partie de la Syrie; Démétrius Euchère régnait à Damas et en Phénicie; et Antiochus Denys s'étabht en Célésyrie, où il se maintint viogt^rois ans.

Les Egyptiens av^dent chassé de leur pays Ptolémée la* thyre. Son successeur, Alexandre, voulut faire mourir sa mère Cléopàtre : elle le prévint, Tassassina et rappela La* tbyre.

L'empire était déckiié par la guerre continuelle desprin* ces dp la famille de grypus. Leurs débauches; leurs exac^tious et leurs crimes excitèrent enfin Tindignation générale;

[aM7Af«4.<pG.] PBRPS* SIS

de tous côtés les peuples- se réToltèrent, chassèrent leç Saeuciïles et donnèrent le trône & Tigranç, rôi d'Arménie,

TIGRÀNE.

(An du monde 3019. — Avant JéBus-Chrkt 85t)

Le nouveau roi gouverna dlx-huît ans la Syrie, dont il confia Vadmînisfratibn à un vice-roi nommé Mégadate. Eusèbe passa le reste de ses jours dans Tobscurité, Philippe pérît. Sélène conserva comme apanage Ptolémaïde et une psfftie de la Phénicie. L^istoire he parle plus de Démétrius Enchère ni d'Antiochua Denys.

Ce fut à cette épooue que Nicomède, roi de Bithynie, mourut et légua ses Etats au peuple romain.

La faiblesse des princes de rOribntet le malheur de leurs sujets expliquent l'emprçssement des peuples à se soumettre au joug des Romains, qui, seuls alors dans l'univers, maintenaient la civilisation^ Tordre public et le règne des lois.

La reine Sélène, mère de deux fîls,Antiochus, nommé depuis l'Asiatique, et Séleucus Cybiorat, les avait envoyés à Rome pour engager le sénat à les protéger et à. soutenir leurs prétentions aux couronnes d'Egypte et de Syrie. Leurs démarches furent inutiles, et Us se décidèrent à retourner dans leur patrie.

Antiochus étant descendu en. Sicile, Verres, qui en était préteur, le reçut d'abord honorablement. Le roi Fayant invité à un festin dans lequel il étala à se&.yeux une riche vaisselle d'or, un grand vase fait d^une seule pierre préetéuse et Un lustre magnifique destiné au Capitule, Verr^ enleva toutes ces richesses, s'en empara malgré Ijss prote^ talions du prince, Faccabla: d'outraçea, Teffraya par ses menaces et le chassa de. Sicile. Antiochus arriva dan» la petite partie de TAsie qu'occupait sa mère. Peu de temps après, il lui succéda et régna qiiatre ans.

344 P£UPL£3 B^ASUS. [Av. J.-G. «7-^0 de J.-CL]

ÀNTIOCHuà l'asiatique.

-( Au dn monde 3937 . — ÂTant Jésus-Christ «7. )

Bientôt lé grand Pompce, étendant la gloire et les limites de la république romaine, triompha de Mithridate, vainquit Tigrane et s'empara de toute la Syrie. En vain Antiochug voulut défendre son sceptre héréditaire, Pompée soutint que Rome héritait des droits de Tigrane. La victoire et la force avaient jiigé ce procès, et la Syrie fut réduite en province romaine (av. J.-C. 63).

Telle fut la fin de ce vaste empire foudé par Gyrus, perdu par p^us, conquis et relevé par Alexandre, et dont les débris restèrent partagés entre les Romains et les Parthes.

Page 1