HISTOIRE DE LA GRÈCE
sûy Mineure, qai fait , aujourd'hui partie de^la Tiwpiie d'Asie. C'était TÉolie, où Ton voyait Cumes, Phoeéé^ £lée ; rîonie^ dont les villes les plus remarquables étaient fimyme^ puissante encore aujourdliui par son commerce, Qlazomèrîe^ Théos, Coloplion,<Épfaè&e> célèbre par le temple de Diane; enfin la Doride, qui comptait parmi ses villes, Halicamasse, où naquit Hérodote, et Gnide,, consacrée à Vénus. Les Grecs avaient encore des colonies en Sicile et enCalabre ; on leur doninale nom de Grande- Grèce. Notre riche cité de Marseille était une colonie d« Phocéens.
Ondivideordipairemeatlliistoii^des Grecs en quatre ,âges, qui renferment deux mille cent cinquante-quatre années. \L^ premier date de la fondation des petits royaumes, qui commencent par celui dé Sicyone, jusqu'au çiége de Troie. Cet âge comprend mille ans, depuis l*an diî monde i 820 jusqu'en 2820.
Le second âge &'étend depuis la prise de Troie jusqu'au règne de Darius, fils d'Hystaspe, époque à laquelle l'histoire dés Grecs se mêle à. celle des Perses. Cet âge renferme six cent spixanté-trois années, depuis Tan. du monde 2820 jusqu'en 3483*
Le troisième âge, qui fut la belle époque de la Grèce , commence au règne de Darius,, fils d'Hyst^^e, et se termine A la mort d'Alexandre le Grand. Il comprend cent quatre-vingt-dix-huit ans, de Tan du monde 3483 ji Tan 3681. ,
JL'C quatrième et dernier âge, celui de la décadence, depuis la mort d'Alexandre le Grand, en 3681, offire pour principales époques la deistruction de^orinthe par le' consul Lucjus Menûnius, jBn 3858;; î'extinction des Séleucîdes, détrônés {tar Pompée en 3939, et la fin du règne de la race des Lagides,. détrônés par Auguste ein 3974. Ces événemçnts sont renfermés dans l'espace de deux cent qua- ' tre-vingt-treize ans.
Il est impossible de connaître avec quelqx^ certitude
HWTÔIBK M LA 6KÈCE. 361,
les premiers habitants ^i peuplèii^tla C^e. ges hommes sauvages, qui broutaieot comme les animaux, ne purent laisser ni monuments ni traditions. Ce que l'on peut penser de plus probable, c'est que lé nord de là Grèce fut d'abord habjté par des hommes venus de différentes contrées de l'Europe^ tan<Jis que le midi se peupla par Ira-iucursions de quelques pirates sortis dès pqrts da l'Asie et des iles de rArchipel. . "" .
On croit généralement-que ses premiers habitants wataient le nom de Pelages^ que leur avait doilné Phaleg ou Pélagus, l'un de leur» rois. Les HébreujE, les Ghaldéens les Arabes appelaient les Grecs : Ioniens : selon eux, Joa ou Javan, fils de Japhet, et petit-fils de Noé, était te père des peuples codnns sons le nom de Gréés.
Javan eut, dit-on, quatre enfants ; ÉUsa, Tharsi» Getthins, Dodanim, qui furent chefs de différentes trlbusl On prétend que le nom d'Hettènes ou HeÛéiiiens venait d'Élisa, qu'on nommait aussi Élos. Cettiiias passait selon cette version, pour être le père des Macédonien^. Lff Mvrè (Usa Màchmbées appelle Alexaadré roi de Cetthius- il nomme PhUippe et Pers^ rois des CeHhéens. les mêies auteurs croient qu'en Thessalie le nom de la ville et dii temple de Dodone venait de Dodanim.
Dam les ouvrages d'Homère, les Grées sont touidurs appelés HeUéutens, Danaéèns, Argieas et Achéeas. Vifgile «'emplMe presque jïmm la déuomiaatiDn de Grœeia Il est/smgulier qu'on ne puisse savoir l'origine VéritaWe du ^m. sous leque) ces peuples sont maintenant Je pjuâ universjjUeltaent connus, Pliae i^pporte quïïs le reçui«n4 d'un roi noihmé Gréços; dont l'hijrtoirfc ne nous a conservé aucim souvenir. Ce qui paraît constant, c'est que ces pe«l^es ignoràientà tel point les premiers éléments de la dvilisation, qn'ib déeemèrent les liooneprs dlvms à leur lox Phalegou Pélagos,-parce qu'il leur avait appris à se nùttrrir de glands.
Ces peuplades 86 *éoairent4^ho»d probablement nonr
se défendre eontre les bètes féroces. Elles s'exeroèr^t à les chasser 9 et conservèrent^ pair leur destruction, les troupeaux qui servaient à les nourrir et à les vêtir. Ces troupeaux devenant bientôt un objet d'ënv^e, tontes ces hordes .errantes combattaient et s'entre-tuaient continuellement pour les eidever.
' Les peuplades qui s'étaient retirées dans les îles, pour éviter plus facilement Tattaque des animaux sauvages, ne connaissant point Tait de cultiver la terre^ creusaient des arbres^ et, s'embarquantsur ces frêles eai)ots,seforipaxent ^ la piraterie en faisant des incursions fréquentes sur les côtes de la Grèce pour les piller.
Cette «iinple navigation, dont la découverte a été célébrée comme un prodige, devait être facile et- paraître peu dangereuse 'à des hommes habitait un climat chaud, accoutumes à pager et à jouer sur les arbres que les vents déracinaient pX faisaient tomber dans les fleuves.
Il parait que la peuplade qui habitait TAttique, dont le terraip plus sec tentait moins Tavidité de ses voisins, cou- «erva sou territoire, taudis. que toutes les autres changeaient continuellement d 'habitation.
Quelques autenrs disent que Déucalion, vivant dans le temps d'un déluge -qui bouleversa -la face de la Grèce ^ avait un fils nommé Hellénus , qui se reudit maitre du Péloppnèse et nomma ses sujets Hellénjens. Les Achéens et les Joniens, habitants de Lacédén^oine,. attribuaient leur oiîgiBeàjQnetà Achéus, petit-fils dlïellénus. Ëolus et j)prus^ antres descendants d'Hellénus , furent cbe& des fîoliaus et des Dorieus. Pélops,^ de Toutale, vintensoiie dans le Péloponèse et lui donna squ nom ; eiâSn les Héraelides, descendants 4'Herciile,. en chassèrent , les Aohéans et les Ioniens^ qui se retirèrent dans \'Asie Mineure.