HISTOIRE DE LA ORÈOE
Lorsqu'ils n'eurent plus de monstres à terrasser ni de sauvages à soumettre, ils combattirent entre 'eux, et firent'des incursions dans les lies adjacentes et sur les côtes voisines ppur accroitre leur çenommée, pour étendre leur puissance, et pour augmenter leurs richesses, qulls ne pouvaient devoir qu'au pillage , en attendant que le commerce vînt leur donner des moyens plus doux d'en acquérir. ,
C'est dans «es temps/ qu'on nomme hérmques, que ITiistoire place le voyage des Argonautes, les crimes des Danaides, les aventurés dé Thésée, les travaux d'Hercule; les malheurs d'OEdipe, le siège de^ Thébea et- celui de^ T^ie. On y trouve tellement mêlées la mythologie et llûstdre, la vie des hommes et celle des dieux, les' métamorphoses et les révolutions, qu'on peut appeler ces- temps fabuiéûûs aussi hien que héroïques , ' ' '
Les premiers rois des Grecs comniandaient à des hommes braves et même féroces; leur autorité n'amt quelque étendue que pendant la guerre, elle était très-bornée pen^ dant la paix. Ils adoucirent leurs mœurs par leurs lumières, sans pouvoir amollir assez les courages pour établir soUdemènt leur dominaCion. Toute autorité, contestée et mécontente de ses limites, cherche à obtenir par la crainte ce qu'elle ne peut obtenir par, la M; aussi vit-on bientôt tous ces princes abuser dé leurs victoires sur leurs ennenois et du dévouement de leurs soldats pour opprimer leurs concitoyens; mais les Grecs, uniquement occupés de guerre et d'^riculture," étaient eiempts des vices qu'entraîne la mollesse. Ils brisèrent les chaînes de 4a tyrannie, et presque partout -le gouvernement républicain s'établît. Les Grecs avaieùt conservé entre tous les citoyens une parfaite égalité qui maintint la liberté durant les deux premiers âges ; le troisième y introduisit la richesse, t'ambition, l'inégalité, la tîorruption; et le quatrième, la servitude.
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