DES MÈDES
ÉPOQUES REMARQUABLES
DE l'histoire des MÈDES , DE 7o9 A 536. (Voyez le tableau, 4' colonne.)
7j9. — Supportant malgré eux le joug des Assyriens , les Mèdes profitèrent de la faiblesse de Sardànapale, leur roi , pour conquérir leur liberté. Arbacès, gouverneur de Médie, fut le chef de la révolte qui précipita Sardànapale du trône. Devenu maître indépendant d'une contrée qui avait été soumise à son administration, il continua à gouverner la Médie, mais sans donner une forme déterminée à son gouvernement.
753. — Après la mort d" Arbacès, des troubles , des dissensions continuelles éclatèrent parmi les 3Ièdes , qui se trouvaient sans chef, sans gouvernement. Déjocès, juge dans un de leurs cantons , fut choisi par eux pour les gouverner et pour remédier aux désordres. Satisfaits de son administration , les Mèdes f élevèrent sur le trône d'une voix unanime.
Déjocès travailla activement au bonheur du peuple qui lui avait confié le pouvoir ; il s'appliqua d'abord à réformer les mœurs , à rendre les 5lèdes plus sociables; dispersés jusque-là dans des hameaux , dans des bourgades , il les rassembla dans des villes et fonda Ecbatane ^ qui devint la capitale de ce nouvel empire. Cette ville immense avait, dit-on, sept enceintes de murailles, élevées les unes sur les autres; on ne
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peut croire à tout ce que racontent les historiens de son luxe et de sa magnificence.
Le pouvoir suprême est un écueil auquel ne résistent pas toutes les âmes. Déjocés en fut la preuve : après avoir gouverné avec modération et sagesse , il sembla ne vouloir régner que par la terreur ; entouré d'une garde nombreuse , il se rendit inaccessible à ses sujets, afin , disait-il, de leur inspirer plus de respect pour son autorité. Il n'en obtint que le mépris et la haine, après avoir mérité leur reconnaissance par les progrés qu'il avait fait faire à la civilisation.
Après la mort de Déjocès , Phr aortes , Cyaxare /''', Astyages occupèrent successivement le trône de Médie, et furent souvent en guerre avec les princes d'Assyrie.
595. — Astyages avait donné sa fdle Mandane en mariage à Cambjse, roi d'un petit pays qu'on appelait la Perse ; de cette union naquit CYRUS , qui devait occuper une si grande place dans l'histoire.
Cyaxare II , fils d' Astyages , n'est connu que par les conquêtes que Cyrus , son allié , entreprit sous son nom. Témoin passif de la gloire d'un héros, il ne prit aucune part aux grands événemens qui , pendant la durée de son règne , changèrent la face de l'Orient.
555, etc. — Conquêtes DE Cyrus. Menacé d'une guerre formidable contre les Lydiens et les Assyriens, Cyaxare implora le secours de son beaufrère, Cambyse P*", roi de Perse. Cambyse lui envoya son fils Cyrus, à la tête de 50,000 hommes bien disciplinés. Le jeune prince joignit ses troupes à celles de Cyaxare , son oncle , et fut