‹ Histoire ancienne mnémoniqueChapitre 23 sur 103 · SUR LES MÈDES · texte numérisé non relu

SUR LES MÈDES

Dans quelle partie du monde était située la Médie? — A quelle époque les Mèdes fornièrcnt-ils un état particulier ? — De quel royaume faisaient-ils partie avant ce temps ?

e'poques remarquables.

( Voir le tableau , quatrième colonne. )

Quel fut le premier roi des 3Ièdes ? — Comment jljouverna Djfjocès au commencement de son rèj,'n€ ? Quelle ville fut fondée par lui ? — Quelle description les historiens font-ils cVEchatanc ? — Comment gouverna ce prince à la fm de son règne ?

Quel fut Pallié de Cyaxare II , roi de Médie? — De qui Cyrus èîitt-il fils ? — Lequel de Cyaxare ou de Cyrus se rendit célèbre par ses conquêtes?

Quel prince se rendit maître de Babylone , et dé>truisit le deuxième empire des Assyriens ?

A quel royaume fut réunie la Médie ? — Quel prince réunit et gouverna ces diôerens états?— Quel nouveau royaume fut formé de leur réunion ?

DES PEESES. 49

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La Perse, avant Cyrus, était un petit royaume voisin de PAssyrie^ le mont Taurus la partageait

dans toute sa loncrueur.

Après la mort de Cyaxare II, roi de Mqdic, Cyrusayant réuni sous sa domination les Modes, les Perses et tous les peuples vaincus par ses armes, il se trouva seul possesseur d'un vaste EMPIRE compris entre la mer Caspienne, la mer des Indes, le golfe Persiquc et la Méditerranée*.

ÉPOQUES REMARQUABLES

DE l'histoire des PERSES , DE 536 A 485. (Voyez le taljlcau**. )

536. — La monarchie des Perses était , dit-on , une des plus anciennes du monde ^

*Voyez la carte. — La Perse, au temps de Cyrus épondala Perse d''auiourd'liuletàune partie dupays des Tai-tares Usbecks.

** Les cinq empires é^'yptien , phénicien , assyrien , mède cl perse , qui. sur le tableau^ étaient compris dans les ciiuf premières colonnes, n'en forment -ç\.\xs ici cjii' une seule, afin d'indiquer la fondation du royaume de Perse par Cyrus, qui icunitcesdtiluens pays sous sa domination.

5o HISTOIRE ANCIENNE.

mais sans illustration et presque inconnue, elle ne devint célèbre et ne prit rang dans l'histoire que sous CYRUS, qui doit ctre considère comme le premier roi et le véritable fondateur de cet empire, le plus étendu qui eût existé jusqu^alors.

Cyrus divisa son royaume en cent vingtprovinces ou satrapies , dont les principales étaient la Perse , la Médie , l'Assyrie , la Phcnicie , l'Egypte , etc. ( Voyez le tableau. ) Pour faciliter la communication dans un si vaste empire , il institua les postes , dont Pusage était alors inconnu.

Un des premiers actes du gouvernement de Cyrus fut redit célèbre qui rendait la liberté aux Juifs captifs à Babj'lone depuis 70 ans, et leur permettait de retourner à Jérusalem.

535 , etc. — On dit que , poursuivant le cours de ses conquêtes, Cyrus remplit l'Asie de la gloire de son nom et du bruit de ses arraes^ mais le détail de ses derniers exploits, est peu connu-, les historiens, dans leurs récits, diffèrent sur tous les points.

53o. — Mort de Cyrus. — Les historiens ne s'accordent pas plus sur le genre de mort de Cyrus que sur les qualités de ce prince et les événemcns de son règne. Selon Xénophon, le liéros persan termina dans son lit sa glorieuse carrière^ Hérodote prétend au contraire que, victime de son insatiable ambition, ce prince, occupé sans cesse de nouvelles conquêtes , fut défait par Tomyris^ reine des Messagètes, et périt dans une bataille.

Ce qu''on peut regarder comme certain parmi tant de contradictions , c"est que Cjrus fut le fondateur d'un vaste empire. Son courage, son habileté , la discipline de ses trou])es lui procurèrent des succès brilians et lapides , qui étendirent sa domination jusqu'à rinde d'une part, et de l'autre iusqu''a la mer Caspienne et à l'Arcliipel. Mais ces brillantes conquêtes firent la gloire du monarque et non le bonheur des peuples. Corrompus parle luxe des Mèdes, les Perses s^amoliirent au sein du repos et des richesses.

Le royaume fondé par Cyrus était le plus florissant et le plus étendu de toute TAsie : mais une décadence générale devait suivre le développement rapide que cette puissance avait acquis sous l'influence d'un grand homme.

53o. — Cambyse, fils et successeur deCjrus, parut un monstre sur le trône que son père avait occupé avec tant d'écîat.En 523, il entreprit de soumettre l'Egypte, que Cyrus avait conquise, mais qui depuis avait secoué le joug ; il détrôna Psamménit , fils à''Afnasis , et se rendit odieux par sa tyrannie et ses excès ; il se flattait de conquérir de même l'Elhiopie , mais une conspiration se forma contre lui ; il allait se venger, lorsqu'il mourut d'un accident.

522. — Un mage, souslenomdu prince Smetdis , avait usurpé la couronne. L'imposture fut découverte, on le tua. — Darii s, fils d'ITystaspe le remplaça alors- mais imitant le despotisme et la témérité de Camby e , il se rendit odieux luimême. Après avoir tenté sans succès une çxpé-

ditioii contre les Scythes , nation pauvre et indomptable, il forma le projet d''attaquer la Grèce, dont il méditait la conquête depuis le commencement de son règne.

L'histoire des Perses sera liée désormais à celle de la Grèce. Afin de rendre plus faciles les rapports qui s'élablirentà cette époque entre les deux nations , et par conséquent entre les deux histoires , nous joindrons à ce dernier chapitre la nomenclature des princes qui occupèrent successivement le trône de Perse, avec l'indication des principaux événemens auxquels prirent part en même temps et les Persans et les Grecs depuis Cjrus jusqu'à la mort d'ALEXANDRE.

( Vojez le tableau , page, 56. )

Gouvernement des Perses. — Le gouvernement était monarchique : sous Cyrus et sous Cambjse, il devint absolu ou despotique. Nous devons remarquer ici que c'est en Asie qu'a pris naissance le despotisme , gouvernement odieux qui soumet à la volonté d'un seul leç biens et la vie de tous. Sous Darius et ses successeurs , l'autorité des rois fut contre-balancée par la puissance des Satrapes ^ ou gouverneurs des provinces.

FusANCES. — Les revenus du roi consistaient en taxes que le peuple s'imposait volontairement , et surtout en tribu Ls que payaient les pays conquis. Les premiers impôts réguhers furent établis par Darius.

Justice. — Les rois rendaient eux-mêmes la justice, mais dan? les aiThires graves seulemenl;

les autres étaient décidées par des juges royaux. Dans les jugemens prononcés conlre les coupables, on admettait comme compnesation de leurs délits les services rendus par eux à l'état.

Arme'es PEESA^•ES. — Elles se composaient de quatre corps dilTérens : l'infanterie pesammeiit armée, l'infanterie légère, la cavalerie , les archers et les frondeurs. Les armes défensives des Perses consistaient dans des cuirasses , des brassards; leurs armes offensives étaient le cimeterre, le javelot ou demi-pique , l'arc'et la flèche.

Les jeunes gens étaient élevés, jusqu'à Tàge de seize ans, dans des écoles oiionles habituait aux exercices de la guerre. et à une vie dure et laborieuse ; devenus soldats , ils soutenaient la fatigue et bravaient le danger avec courngc.

Les Persans toutefois furent inférieurs aux Grecs pour la discipline , la tactique* et les armes.

Religion. — Les Perses reconnaissaient l'unité de Dieu. Le soleil qu'ils semblaient adorer, le feu sacré qu"'iis conservaient soigneusement, n^'taient pour eux que les symboles de la puissance divine. On ne voyait chez eux ni temples, ni simulacres: ils prétendaient que l'on insultait à la divinité en l'enfermcUit dans une enceinte de murailles. Cette religion , toute pastorale et sans mélange de superstition , avait été établie par Zoroastre^ ancien législateur des Perses. .

* L'art de ranj^cr des troupes en bataille et de faire des évolutions militaires.

Vers l'an 589. — Un nouveau système religieux fut apporté de la Mcdie par un second Zoroastre ^ qui le communiqua aux castes supérieures et en forma ce que Ton nomme la religion médo-persique ou le magisme.

Cette nouvelle doctrine établissait deux principes par lesquels s''exp!iquait l'origine du mal et du bien. Le bon principe était Oromaze\ le mauvais principe Ahrimane. Le premier était l'étresuprcme,créateurde la lumière^ lesecond, né des ténèbres., était fauteur du mal.

Les prêtres , connus sous le nom de mages^ se rendaient respectables par la science et par des mœurs austères ^ mais , comme les prêtres égyptiens, ils avaient acquis trop de pouvoir, et pour le conserver ils s'entouraient de mystères.

Lesphilosopbes grecs respectaient beaucoup l'école des mages. Pythagore , dit-on , y puisa une partie de sa doctrine.

La législation des Perses était d''accord avec leur religion; elle inspirait Phorreur du vice et famour de la vertu. Les lois punissaient Tingratitude :^ le mensonge était une infamie, f oisiveté n'était pas permise.

L'agriculture était spécialement honorée en Perse \ on regardait comme un devoir de religion de féconder la terre , source d'abondance et de prospérité.

Des lois si sages devaient rendre les peuples heureux et respectables ; mais bientôt tout dégénéra : •le repos affaiblit le courage ; le luxe corrompit les mœurs : les rois devinrent despotes , et les sujets esclaves.

Les pliilosophes regardent l'esprit (le servitude comme une des premières causes de la ruine des Perses. La grande nation , en efiet, en perdant sa force et son énergie, devint incapable de lutter avec avantage contre ce peuple grec , habitant d\me petite contrée, mais dont Tunique mobile était alors Pamour de la gloire et de la liberté.

EXERCICES

Où était skuée la Perse? — Elait-elle voisine de la Médie ? — Quelles mers renvironnaient ?

e'poques remarquables.

(Voyez le tableau , cinquième colonne.)

A quelle époquelamonarcliic'des Perses commenoat-cllc à devenir célèbre ? — Quel fut le véritable fondateur de cet empire ? — En combien de provinces ou satrapies Cyrus dlvlsa-t-il son empire ? — Connaît-on avec quelque certitude le détail des exploits de Cyrus? — Connaît-on mieux ses qualités et le genre de sa mort? — Les historiens s'accordent-iis sur tous ces points ? — Que sait-on de certain sur ce prince?-— Ses conquêtes eurent-elles quelque influence sur le bonheur de ses peuples ?

Cette é[)oque brillante ne fut elle pas sui\âe d\ine décadence j^cnérale ?

Quel prince succéda à Cyrus? — De quelle manière ijjouverna Cainbyse? — De quelle royaume s^empara-t-11 ? — Comment mourut-il ?

Quel fut le successeur de Cambyse? — Darius t e fit- il pas la guerre aux Grecs ? — Depuis le rè<j^ne de

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