PISISTRATE, TYRAN D^THE>ES
( Voyez le tableau , a® colonne. )
556. — PisiSTRATE , ainsi que nous Pavons vu, avait été renversé du trône après la mort de Solon , mais aussi adroit qu'ambitieux , il
REPRIT BIENTOT SA COURONNE. LjCUrgUe et
Mé£;aclès, prétendaient l'un et laulre à la rovauté-, Pisistrate sut profiter de Ja division des partis :, il s'unit a celui de Mégaclès dont il épousa la fille, et parvint ainsi a remonter sur le trône.
552, etc. — Les factions s'étant rallumées de nouveau, Pisistrate ne put cette fois leur résister • IL FUT VAINCU ET PERDIT LA COURONNE.
Obligé de fuir, il se retira dans l'île d^Eu bée, où il passa onze années dans l\xil.
538. — Plusieurs villes maritimes s'étant déclarées en faveur de Pisistrate, il rassembla quelques troupes, rentra VAINQUEUR dans Aihè nés et la couronne lui fut rendue.
• Les anciens donnaient le nom de tyran à ipul prince usurpateur, et souvent aux rois icgiiiincs.
122 HISTOIRE GBLCQUE.
Pour se venger de ses enueniis , il fit périr les principaux chefs du parti qui lui était opposé, mais cet acte de rigueur fut le dernier de sa vie^ jamais, dans la suite, il n'abusa de son pouvoir:^ il trouva dans la modération et la justice un moyen plus siir d^affermir sa puissance.
553 etc. — Protecteur des lettres et des arts, Pisistrate fit connaître aux Athéniens les poésies d'Hojnère , et leur forma une bibliothèouE. Il occupa ainsi les esprits, adoucit les pmes et sut rendre presque insensible le joug tju'il avait imposé.
Actif et populaire, il encouragea de même ^''industrie et l^griculture , sources premières de la prospérité d''un état.
Les beaux-arts commencèrentà cette époque à se perfectionner^ on avait inventé les deux premiers ordres d\\RCHiTECTUGE : le dorique et • Pionique, et bientôt des temples , des monumens publics , commencèrent à embellir la ville d'Athènes.
* — Les dernières années du règne de Pisistrate s"'écoulèrent dans une paix profonde qu'il sut maintenir par sa sagesse.
5^8. — Mort de Pisistbate. — Ce prinee emporta au tombeau les regrets des Athéniens. Habile dans l'art de régner, il emplo^'a toujours la voie de la persuasion de préférence aux moyens de rigueur. Peu de rois, en un mot, ont connu mieux que lui le secret de gouverner un peuple indocile et léger.
3* ErOQL'E , 6* SIÈCLE AV. J.-C. 1 23
• * EXERCICES
SL'R LE 6* SIÈCLE, ANMEE 556, CtC.
PISISTRATE, ROI dVtHÈNES.
A quel peuple appartient Pisislratc? — A quel siècle?
— Après la mort de Solon, Pisistrate fut-il relal)li sur le trône? — Conserva-t-il la couronne? — Où fut-il exilé ? — La couronne lui fut-elle rendue ' — Par quels moyens sut-il affermir sa puissance!" — • Pisistrate prote^ea-t-il les lettres ? — Quel établissement fornia-t-il pour répandre Tinslruction chez les Athéniens? — L^agriculture et l'industrie furent-elles encouragées ? — Les arts commencèrent-ils alors à se perfectionner ? — L''architeclure fit-elle des progrès ?
— Comment s^écoulèrent les dernières années du règne de Pisistrate ? — Connut-il Fart de gou\ erncr ?
— Travailla-t-il au bonheur du peuple !* — En fut-if regretté ?
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HIPPARQUE etHIPPIAS, rois d'athe!«es.
(Voyez le lableau , 2* colonne. )
528.— Après la mort de Pisistrale , ses deur rils,HippARQUE ET HippiAS loï succédèrent sans opposition. Partageant l'autorité souveraine,
lES DEUX FRÈRES GOUVERNAIENT ENSEMBLE DANS
%(E PARFAITE UNION, et s'appliquaient, à l'exemple de ieurpèré,à faire régner la paix dans leurs états.
* — HipparqueetHippias aimaient et protégeaient les lettres, qui déjà à cette époque avaient fait quelques progrès. Ils répandirent de toutes parts les oeuvres d'Homère, ({ue Pisistrate avait commencé à faire connaître aux Athéniens.
52'j, etc. — Persuadés qu'on ne peut adoucir les mœurs des peuples qu"cn les éclairant , Hipparque et ITippias s''occupèrent avec zèle de rinstruction publique. Ils établirent des écoles pour la jeunesse et, afin de répandre LES LUMIÈRES daus toutcs les classes, ils firent inscrire les pensées des sages sur le piédestal
DES STATUES DE MERCURE, placécS SUE IcS TOU-
tes et dans tous les lieux publics. La multitude pouvait ainsi en prendre connaissance.
llb HISTOIRE GRECQUE. •
Cette instruction si généralement répandaeT l'émulation qu'elle excita parmi tous les citoyens , coutribuèrentpuissamment sans doute à former les grands hommes qui bientôt devaient illustrer la Grèce.
** AnACRÉON , -POETE LYRIQUE , pai'Ut à
Athènes vers cette époque, et y fut comblés d'honneurs et de présens. Les deux rois saisirent cette occasion nouvelle d'honorer et d'encourager le talent.
5 14. -Les fils de Pisistratc régnaientpaisiblement ensemble depuis plusieurs années , lorsque HippARQUE fut assassine' par Armodius et Aristogiton , ses ennemis personnels. ^
5 10. — Abolition du pouvoir monarchiql^ Irrité du meurtre de son frère, Hippias, jusque-là doux et liumain, devint cruel et sanguinaire, et se rendit odieux par sa tyrannie. L'n grand nombre de citoyens furent immole's à sa vengeance. L'esprit national se r^inimant alors chez les Athéniens, Hippias fut pre'gipite du
TRÔNE, on abolit POUR TOUJOURS LE POUVOIR MONARCHIQUE, ET LE GOUVERNEMENT POPULAIRE FUT Re'tABFJ.
Obligé de fuir, Flippias, n'avait pas renoncé à Tcspoir de remonter sur le trône. Il avait entraîné les Spartiates dans son parti 5 mais leur tentative pour le rétablir n'eut aucun succè> ,
« Voyez le médaillon. — l^e sceptre bTu'sé,u\(M([M(. rabolilion du pouvoir monarchique.
3° LPOQUE, G* SIÈCLE AV. J.-C 127
et ne servit qu'à dévoiler leur jalousie et leur ambition.
509, etc. — IIippiAS se trouva bientôt sans partisans et sans appui ; il se réfugia alors en Asie chez Artapliernc, satrape ou gouverneur de Lydie. Là , oubliant tous les liens qui l'attachaient à sa patrie, il engagea vivement le roi de Perse (Darius^ à prendre les armes contre Athènes , dont la possession devait lui soumettre toute la Grèce. Gagné par Hippias , l'ambitieux monarque ordonna aux Athéniens de rappeler leur roi et de lui rendre son autorité ; la république refusa de se soumettre à une influence étrangère : telle fut l'origine de la guerre qui ne tarda pas à éclater entre les Perses et les Grecs.
IIippiAS FUT TUÉ dans cette guerre en combattant contre sa patrie à la bataille de Marathon.
Nous devons remarquer ici que l'abolition de la royauté eut lieu presqu'en en même temps chez les Grecs et chez les Romains : les premiers renoncèrent au pouvoir monarchique en 510, et les Romains en 509 , époque de l'établissement des consuls.
EXERCICES
SUR LE G* SIÈCLE , anne'e 528 , etc.
niPPARQUE ET niPPIAS , ROIS d'aTHÈNES.
Quels furent les successeurs de Pisistrate? — A quel peuple apparticnneiit Ilipparquc et ilippias? —
A quel siècle? — Les deux frères re'gncrcnt-ils ensernlile ? — Vivaient-ils en bonne intelligence ? — Quel poète célèbre firent-ils connaître aux Athéniens?
— Que liront -ils pour répandre l'instruction? — Quel poète parut à Athènes vers cette époque ? — Comment mourut Ilipparque? — Comment ïïippias vengea-t-il sa mort? — Que lui arriva-t-il alors? — Quel gouvernement fut renversé, quel nouveau gouvernement fut adopté ? — Où se réfugia Hippias après sa chute? — Quel conseil donna-t-il à Darius^ roi de Perse? — Ce conseil ne fut-il pas l'origine ou la cause de la guerre entre les Perses et les Grecs?
— Comment mourut Hippias?