X PREFACE
dant leurs sentiments dans un embrassement fraternel feront relentir les airs du cri de : « Vive la République ! »
Sous le Directoire, le Conservatoire célèbre les succès de nos armées, mais les jours sombres vont arriver, et le gouvernement sait qu'il a encore plus besoin de flottes que de concerts et que notre marine importe plus que la musique au bonheur de tous. Est-ce que pendant la tourmente glorieuse de l'Empire, on a le temps de s'occuper d'art? C'est à peine si entre deux campagnes l'Empereur peut séjourner quelques jours aux Tuileries. On ne pense qu'aux bulletins de la Grande-Armée et aux décrets signés de Varsovie. La poudre fait trop de bruit pour qu'on entende Mozart ou Beethoven, et la mort d'Haydn passe presque inaperçue, grâce à la nouvelle de l'entrée de Napoléon à Vienne.
Ce cygne dont la gloire avait rempli le monde Expire en murmurant des sons harmonieux.
Sarrette, le directeur du Conservatoire, tra-