‹ Histoire authentique de la Commune de Paris en 1871; ses origines, son règne, sa chuteChapitre 32 sur 40 · DE TOUS LES FITES ET DE TOUT GRADE · texte numérisé non relu

DE TOUS LES FITES ET DE TOUT GRADE

L;i Co ; iiiimc, défenseur de nos principes sacrés, vous appelle à elle.

Vo is l'avez entendue, et nos bannières vénérées sont déchirées par les balles et brisées par les obus de ses ennemis.

Vous avez répondu héroïcpiemeul ; co.jtinuez, avec l'aide de nos frères de tous b.^s compagnonnages.

L'instruction que nous avons reçue dans nos respectables ateliers dicîera à cliicun de nous, à tous, le devoir sacré que nous a\on> à remplir.

Heureux ceux qui triomplieront, glorieux ceux qui succoinberont dans celle lulle sainte !

Citoyens,

Les Vcrsaillais doivent comprendre, à l'houre qu'il est, que Paris est aussi fort aujourd'hui (pi'hier.

Malgré les obus qu'ils foui pleuvoir jusqu'à la porte de

Saint-Denis, sur une population iiioffensive, Paris est debout, couvert de bariicades et de combaltanis!

Loin de répandre la tei rcur, leurs obus ne font qu'exciter davantage la colère et le courage des Parisiens !

Paris se bat avec l'cneigic des grands jours!

Malgré tous les efforts désespérés de l'ennemi, depuis hier il n'a pu gagner un pouce de terrain.

Partout il est tenu en échec ; partout où il ose se montrer, nos canons et nos mitrailleuses sèment la mort dans ses rangs.

Le peuple, surpris un instant par la trahison, s'est retrouvé; les défenseurs du droit se sont comptés, et c'est en jurant de vaincre ou de mourir pour la Piépubhque, qu'ils sont descendus en niasse aux barricades !

Versailles a juré d'égorger la République : Paris a juré de la sauver !

Non! un nouveau Deux-Décembre n'est plus possible, car, fort de l'expérience du passé, le peuple préfère la mort à la servitude.

Que les liommes de Septembre sachent bien ceci : le peuple se souvient. 11 a asH'Z des traiires et des lâches (jui, par leurs défections honteuses, ont li\ré la France à létranger.

Déjà les soldats, nos frères, reculent devant le crime quon veut leur faire commettre.

Un grand nombre d entre eux sont passés dans nos rangs.

Leurs camarades vont suivre en foule leur exemple.

L'armée de Thiers se trouvera réduite à ses gendarmes. — Nous savons ce ({ue veulent ces hommes et pourquoi ils combattent.

Enire eux et nous il y a un abîme!

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