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en. second du chantier royal de Chatham; ‘qui avait fait preuve de grands talens dans . ‘un voyage à Nootka-Sound.
M. Duncan comptait autant que Dalrym- ‘ple suf le sticcès de l'expédition. Il partit d'Angleterre, én :790, sur le Sea - Horse, vaisseau de la compagnie, et prit ensuite le commandement du sloop le Churchill, qui était dans la baie d'Hudson, et que l’on avait destiné à ce voyage de découvertes. À son arrivée; il trouva l'équipage « de ce bâtiment effrayé à la seule idée d’aller faire des découvertes dans le nord. Les employés de la compagnie s’efforcèrent de lui persuader que le slonp ne pouÿait entreprendre une
télle campagne, qu'il était en ‘trop mauvais état pour tenir la mer, et qu'il n’était pas possible de le radouber dans ce pays.
M. Duncan a, depuis ce temps, appris que ce même bâtiment fut ensuite employé sans relâche pendant plus de vingt ans. se Voyant qu’on cherchait à lui suscitér tous les obstacles imaginables, et qu’il ne pouvait rien faire cetté année-là, il retoùrna en Angleterre, déterminé à n’avoir plus rien à
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de la baie d'Hudson; cependant, à son
arrivée, les gouverneurs : lui témoignèrent
tant d'égards, et Dalrymple le pressa tellement d'entreprendre le voyage, qu'il con-
sentit à prendre le commandement du Cas-
tor, bâtiment, solidement construit, de quatre-vingt-quatre tonneaux. On l'équipa comme il le voulut, et on l’approvisionna pour dix-huit mois. Duncan sortit de Ja Tamise le 2 mai 4791, rencontra beaucoup de glaces en entrant dans le détroit d'Hudson, et.en fut: tellement entouré au milieu des :
canaux qui séparent les îles; qu’ il n'arriva que le 2 août à la hauteur de l'ile de
Charles, qui est par 63° de latitude. Il entra
dans la rivière Churchill le 5 septembre,
= époque à laquelle il n’y avait plus d'espoir
de rien faire celte année-là.
On a fait une observation assez singulière ; c'est. qu'à une époque où l’art nautique était dans son enfance, où les con-
. naissances étaient très-peu répandues ét les
instrumens en petit nombre et très-impar-
petits bâtimens de’ vingt-cinq à trente toneaux, mal construits et peu propres én apparence à affronter les montagnes de glace à
. travers lesquelles ils devaient se frayer un
passage, et les tempêtes affreuses qu'ils essuyaient, réussi à franchir les détroits jusqu la deslatitudestrès-élevées, et à revenir ‘en moins de temps qu’il n’en fallut à M. Dun-
an pour aller jusqu’à l’un des établissemens ‘de la compagnie de la baie d'Hudson, dont
la route était‘alors aussi bien:connue que célle des iles Shetland -(1). La lenteur de la marche de M: Duncan fut éidemment causéé par son obstination à ranger la terre de trop près. .
‘Il passa l'hiver dans la rivière Churchill,
4 ‘il ne quitta que le 15 juillet suivant; il
pénétra alc”< par l'entrée de Chesterfield,
,ctrevintà* :chill vers la fin d’août, parce queson équipage , comme il le dit daas son
journal, s'était mutiné, à l'instigation de son premier officier, employé de-la compagnie de la baie d'Hudson. Le ebagrin qu'il res-.
1 Mann Review ; N°XXXI.
(1) Quarterly Revi ,
( Gibbons, qui ait été entreprispour nr F vrir un. AE MG nc We
sentit du mauvais succès de son voyage;:la 5
douleur: et la mortification que lui:causa-la .
révolte de l’équipage , produisirent pes. 1 | 4
effet sur son esprit, qu'il. fut attaqué d'une
fièvre violente , et le but de Forges fut
manqué sous tous les rapports (1): 4’ 3 . Ainsi se termina la dernière expédition, | 3
et l’on péut ajouter ‘le moins satisfaisant de LUS
tons les voyages, excepté peut-être celui de
w Lourael manuscrit de M. Duncan,