‹ Histoire civile det militaire de Neufchâtel-en-Bray suivie de remarquesChapitre 7 sur 32 · VI* REMARQUE J · texte numérisé non relu

VI* REMARQUE J

Par un acte dont la teneur ensuit, lequel est aux archives

1 La communication résulte de la teneur même de ce passage, copié dans Miton, mais mal interprété par D. Toussaint Duplessis.

2 Ce dernier paragraphe est une addition marginale de la main de D. Bodin, introduit ici, à cause des détails qui viennent d'être donnés sur cette maison. Cest ainsi que M. Guilmeth a dit, dans une note : « Suivant la tradition locale, la maison habitée à Neufchâtel par la reine Blanche existe encore aujourd'hui dans la rue Barbe, et appartient à M. J.-C. Gervais, ancien notaire. Description de Varrrondissement de Neufchâtel , 14. —Cest une question dont la solution appartient à ceux qui connaissent bien la topographie de Tancien Neufchâtel.

? Ici Tauteur a mis « Note, » remplacé par « Remarque » pour Tuniformité.

de Beaubec, on voit que la justice étoit administrée à Neufchâtel par la noblesse et les bourgeois du lieu.

« Rogerus de Callei^ dum ex praecepto Domini sui Régis, c et Mathildis imperatricis, matris ejus, Castellum Burgi de « Novo Castello custodiret, cbnvocatis militibus provinciae, « et Burgensibus ipsius Castelli, ex pra^epto imperatricis, « de calumniâ versatâ inter Petrum deBelsostet Robertum c Hachet, de domo ejusdem Pétri, quam habebat in novo « Castello, et de stallo ipsius in foro, et orto extra Burgum, « fuit adjudicata Ecclesiaede Belbec, cui ipse Petrus^inteà « se devoverat. » Sine data.

Il paroit par cet acte que c Roger de Cailly, lorsquMl avoit ff la garde du château du bourg de Neufchâtel, ayant par « Tordre du seigneur Roy et de l'impératrice Mathilde, sa « mère^ convoqué les nobles de la province, et les bourgeois « dudit Neufchâtel, touchant la contestation agitée entre « Pierre de Beausaut, et Robert Hachet, pour raison de la « possession d'une maison que ledit Pierre de Beausaut « avoit dans le Neufchâtel, et son échope, ou étalage dans « le marché, et un jardin hors du bourg, la d« maison fut tt adjugée à Tabbaye de Beaubec, dans laquelle ledit Pierre « avoit embrassé la vie monastique précédemment ».

Cet acte est sans date, suivant l'usage du temps, où le règne des Rois étoit seulement rappelé par indiction. Il est aussi sans signature, conformément à Tancien usage de la jurisprudence de ce temps, où l'on se conten toit de mettre un sceau pendant à une queue de soye ou de parchemin, tel que Ton voit au bas de cet acte.

La signature des actes étoit tellement contre Pusage, que j'ay vu, dit Tauteur de cette histoire, un ancien acte signé d'un Hugues de Montmorency, lequel dit expressément, à la fin de cet acte, en ces termes : c Quod ut roboretur subs- « cripsi de manu meâ pro absentiâ sigilli mei. »

En face du premier paragraphe de la vi« remarque, pour en expliquer le contenu, dom Bodin a mis cette addition marginale.

« Extrait de THistoire de France, par le président Renault, 1752, page 123. »

€ Henry i«'', io« duc de Normandie, roi d'Angleterre, mort en 1 135, sans laisser d^enfants que Mathilde, veuve de Henry V empereur, à qui il fit épouser Geoffroi Plantegenete, fils du comte d'Anjou^ et qu'il déclara son héritière. Les Anglois préférèrent à Geoffroi, Etienne, comte de Boulogne, neveu de Henry I, fils d'Adèle si sœur, ce qui causa de grands troubles en Angleterre. Cependant après la mort d'Etienne (11 36), Henry II, fils aîné du comte d'Anjou, fut roy d'Angleterre (ïi37). »

(Se rapporte à la page 5.)

^VII« Remarque.

En 1 279, on lit dans un acte où servit de témoins dom Jean de Neufchâtel, religieux de Beaubec : c Dominus Johannes « de Novo Castro monachus de Bellobecco testis adfuit. »

€ En 126 1. Emelina Simelierecedit unam masuram Ab- « bâti et monachis Bellibecci, quam tenebat de ipsis, € sitam apud Novum castrum juxta murum Domini Régis,

< abutantem pavimento portae Domini Régis, quaiturad « vivarium », testibus Roberto clerico tune vicecomiti Novi

< Castri et Johanne Noël tune portario domini Régis. » Cet acte prouve qu'en 1261, la vicomte existoit. Le mot

latin « portarius », signifie commandant.

I « Près du mur du Roi, aboutissant au pavé du Roi, par où Ton va au « Vivier. » Ce nom se changea plus tard en celui de « la Fontaine, » ou « les Fontaines, » qui s*est conservé.

(Se rapporte à la page 8).

VIII* Remarque.

Suivant des quittances de finances payées par Fabbayede Beaubec :

« Catherine, reine d'Angleterre, jouissoit en douaire du domaine de Neufchâtel en 1426 et en 1429, oti étoient compris ceux de Gaillefontaine et de Gournay

Henry V (VI), Roy de France et d'Angleterre, suivant qu^il est qualifié dans ces actes, le tenoit en son domaine, en 1437, 1443, 1445.

La reine Blanche de Navarre, reine douairière de Philippe VI de Valois, jouissoit de ce douaire en 1 394, et mourut en 1398.

En 1456, Charles d^Artois, comte d'Eu, Seigneur de Saint- Vàlery sur la mer et Houdeng en Artois, usufruitier de la vicomte de Neufchâtel, donne une quittance de finance.

Item en 1458 et 1462, dans laquelle dite quittance il prend la qualité de pair de France et se dit usufiniitîer de la vicomte de Neufchâtel de Lincourt,

Item en 1465, 1467 et 1471.

Il mourut ce mois de juillet 1471, comme il appert par une sentence rendue par le vicomte de Neufchâtel en 1472. »

L'auteur a figuré assez grossièrement le scel de la reine Catherine, et celui du comte d'Artois.

Il décrit ainsi le premier : « Un écusson semé de fleurs de lis et flanqué de quatre tours faisoient le scel de la reine Catherine. »

L'autre porte : « Scel du comte d'Artois », sans description. On y voit deux tours au-dessus de trois fieurs de lis placées sur la même ligne. »

(Se rapporte à la page i3i«)

IX<^ Remarque.

Suivant les mémoires du sieur Milton », il dît avoir appris que la reine Marguerite vint au château de Nicourt de cette ville, faire sa résidence et demeure, qu'elle continua un fort longtemps. « Cette princesse, dit-il, étoit fille de a René duc d'Anjou, de Calabre, de Bar, comte de Provence, « roy de Sicile, de Naples et de Jérusalem, et de madame « Elisabeth fille de Charles, duc de Loraine; laquelle fut « mariée à Henry VI, roy d'Angleterre, fils de Henry V, « aussy roy, et de madame Elisabeth de France; lequel « Henry Vi et laditte Marguerite furent saisis prisonniers a par Edouard, lequel fit étouffer ledit Henry en la tour de « Londres, et par ce moyen, s'empara de la couronne a angloise; demeurant ladite princesse Margueritte captive « en la dévotion dudit roy Edouard; laquelle ledit René son « père rédima et retira, au moyen de cinquante mil écus qu'il « paya pour la remettre en liberté; au moyen de quoy « ladite princesse étant de retour en France, le roy Louis XI, « lors y régnant, luy donna sa demeure audit château, avec « 2000 livres de pension à prendre sur le comté de Provence, € dont le prince René Tavoit déchargé par la vendue « qu'il en avoit faite audit Seigneur Roy, ce qui se fit en « Tan 1476 *. »

t Nouvelle variante de Miton, moins exacte encore que Mitton^ qui vient immédiatement.

2 C'est parmi des faits de Tannée xSgo que Miton insère cette particularité rétrospective sur la résidence de la reine Marguerite au château de Neufchâtel en Bray; son texte diffère, pour quelques mots et quelques tours, de celui que donne notre copie du Mémoire de Miton, -* Voir notre édition, p. 77.

Extraits des Mémoires de M« Adrien Mitton », président en l'élection de Neufchâtel, né le 21 juillet i55i.

(Se rapportent à l'histoire civile de Neufchâtel, pages 1-17.)

I" Extrait. — « En Tan 1 567, Messire François de Pimont, « sf du lieu, chevalier de l'ordre du Roy, fut pourvu au a gouvernement de la ville de NeufchâteU auquel nul « n'avoit été pourvu depuis la mort du feu s"" de Piennes. Il « mourut en i58i en son château de Bailly en rivière 2. »

2« Extrait.— « En Tannée iSSj, Maître Bertrand Bodin « fut pourvu à la charge de vicomte de Neufchâtel 5.

3e Extrait. — « En Tan iSSg, Theresie de Calvin prit son « origine en la ville de Neufchâtel, dont M^ Nicolas Bourse goise, lieutenant du bailly de Caux, M« Jean 4 Bridou « vicomte, M^s Jacques Dumesnil procureur du Roy, Pierre a Vassagne elû. Mes Jean Tricotté J, et Vincent de la Boët ^, a grennetiers et contrôleurs, ^es de Debedes7 avocats, et de a la Ville, greffiers, et autres avocats et bourgeois, furent a infectés d'icelle. »

1 Notre copie porte « Mémoire » et non « Mémoires, » « Miton » et non » Mitton. >»

2 Dom Bodin a réuni ici deux articles distincts du ' Mémoire de Miton. — Voir pages 10 et 3 1.

5 11 y a ici suppression des mots : « par résignation de M* Pierre Marc, » voir p. 1 1 , et addition de ceux-ci : « Il mourut le 1 3 février 1593, âgé de 84 ans. Il fut père : i» de Christophe Bodin, C" Enquesteur en i588 (?), 2° de Pierre Bodin, puiné, en 1567. » — Notre manuscrit de Miton donne « Janvier » i593, au lieu de « Février. » — Voir Mémoire de Miton p. 91.

4 « Adrien, » chez Miton.

5 « Tricotté, » chez Miton, que nous avons corrigé en « Tricotté. ^

6 Ici « de la Borde, » chez Miton, qui met ailleurs : « de la B06. w

7 « De Bedez, » Miton. — Voir Index, p. a5i.

Et à rinstigation des gentilshommes voisins, ils voulurent* s'emparer des églises de la ville, pour y faire leurs prêches.

Leurs charges en vertu d'un arrest du parlement de Rouen mises à l'enchère en 1 569, et vendues, ils n'y rentrèrent qu'à la paix, deux ans après. .

Il est dit ensuitte, que du monastère de Bernesaut, (Les Pénitens) il y en eut plusieurs de la communauté, composée de XX religieux qui quittèrent l'habit à leur sollicitation ».

4« Extrait. — « En i562, furent prises es églises de Saint « Jacques, Notre Dame, et Saint Pierre de Neufchâtel, en « chacune, une cloche qui furent fondues en artillerie, et « pierriers pour la garde de la ville, lesquelles furent prises a durant la ligue par l'armée du duc de Mayenne, s'ache- « minant à Dieppe ». »

5« Extrait. — « L'exercice de la religion de Calvin libre « en cette ville de Neufchâtel, par le moyen de la noblesse, « sans néanmoins entreprendre aucune chose, ny rien « attempter sur les temples du dit lieu, ce qui eut lieu « depuis l'an i56o jusques en 1572 .î »

6« Extrait. — « Messire Philippe Duchemîn, chevalier de « l'ordre du Roy, s^ Du Quesnel près de Beauvois, fut pourvu « par sa Majesté au gouvernement de cette ville de Neuf- « chatel en l'année i SjS 4. »

7« Extrait. — « En l'année iSyS, le jour du lundy gras « qui étoit en febvrier, la compagnie du capitaine Breton du « régiment de Grillon J entra en garnison en cette ville de « Neufchâtel, par le commandement du s' de la Mailleraye,

I Ces trois paragraphes sont une analyse de trois passages de Miton, pris à quatre places différentes. — Voir pages 11, i3, 20 et 21. — Les mots « à leur sollicitation » (celle des bouigeois et gentilshommes) ont été ajoutés au texte. ,

2 Mémoire de Miton, p. 14.

? Ibid., p. i5.

4 Ibid., p, i5.

5 Ou » Grillon, » comme nous l'avons déjà remarqué.

<c lieutenant pour le Roy, au bailliage de Caux et Gisors, a et ce pour le ressentiment d'une émotion populaire fait a faire par Vincent de Fry, dit le cadet de TEcu, autrement « Le Gendre, contre le s^ de Riberpré, parent et lieutenant « de la compagnie d'ordonnance du dit s^ de la Mailleraye au « Neufchatel, étant le dit s' de Riberpré accompagné du « capitaine Latrappe, du nommé Roberte et autres au nombre <f de huit, qui pensèrent être tués au sortir du dit logis de a TEcu • par Jean Darondel, Michel Tricotté, Jean Marot », a orfèvre et autres mutins amis du dit de Fry; et tint ce la de garnison en ladite ville jusqu'au mois de may iSjg, a qu'elle fut licentiée, de laquelle étoit lieutenant un Bour- « guignon, qui se faisoît appeler le capitaine Didier, et a coûta la ditte compagnie, tant en argent qui leur fut prêté a par le commandement dudit de la Mailleraye, que pour a leur nourriture aux habi tans plus de XII"* V'^liv. d'autant « que, pendant tout le dit temps, les dits soldats n'avoient « reçu aucun payement du Roy, que ce qui leur avoit été a fourni par les habitans 5. »

8« Extrait. — « En l'an 1 578 et suivante, dans le cours de « 18 mois, passèrent à diverses fois, par troupe de 6.000 a hommes, tant de cheval que de pied, par ces quartiers, a levés en ce royaume par le commandement du duc d'A-

a lençon, frère du Roy, pour s'acheminer en Flandres

« et se montoient a plus de XL mil hommes, qui ruinèrent « tout le pays de ces environs 4. »

' « Nota. L'auberge de l'Écu d proche la porte des Fontaines.»

Addition marginale. — Miton parie de « TEcu de Normandie, p. 2. » Est-ce celui-là ?

2 « Darendel, Tricotte et Morot, » dans la copie de Miton. — Voir Mémoire, p. 23.

î Voir Mémoire de Miton, p. 23-24. La fin de la dernière phrase n'est pas aussi explicite.

4 La rédaction a été changée, tout en conservant le sens. — Voir Ihid,, p. 24.

€ En i58i, durant le mois de may et juin, passèrent par « ces quartiers, les régiments de Chamois, de la Rochepot, et « de Rambouillet, qui ruinèrent tout <. »

9e Extrait. — « Le jeudy 5 oaobre 1 5 8 1 , mourut M* Antoine « Milton, père d'Adrien, auteur de ces mémoires, âgé de 67 « ans, lieutenant des s^* de Pimont, Du Quesnel, et d'Her- « manville, gouverneurs successivement, est enterré en « l'église de Saint Jacques'. »

(Se rapporte aux pages 17, 39.)

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