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DISTRICT, EN 4794, PAR T8ABEAD

L'administration départementale tni composée des citoyens Thomas, de Saliite-Foy, président ou maire; Âzevedo, E. Desgratiges, teneur délivres; DuTeniay, peintre ; Lafargue jeune , deLangon; Laumond, de Lesparre; Lamothe, de Blaye; Montville et Servilicrs.

L'administration du disti'ict fut composée du citoyen U. Meycr, pré* sidenl; Bazeique, Chcrteau, Duchâtel, Dupuy, Duret, Lacoste, Laville, ex-juge de paix; Pons, Vielle et Jay jeune, agent national.

NOTE m, page 49.

SUR l'organisation des corps GONSTITtkS LE 9 JUILLET, PAR JULLIEN.

La Municipalité fut romposée des citoyens Thomas, maire; Alarv , Bigeon, marchand drapier; iioissel. Carie, marchand de farines; Car-

2* Part. t. 30

ROTCB. vallo, Dalliot, Darbladc, J. David, Domecq, Fulehie, Glaise, Jogan, "* Latittc aîn<^, raftineurs; Lataste, Ludcs, Roudicr, Sage, So^- m- y, officier de sanu ; Serfrpant, Veyssières, otlkiers iiuiniripaiix ; Cléineoceau, agent ualiim.il; et Cliambcrt, inslitiitf'Tir. siilisiiiiii.

Les notables choisis turent les citoyens Baiicl tils, Harsac, Bouillon, marchaadde papier; Gascjus, Castaiiié, Castets, bouchonnicr; Champon, tonnelier; Clochard, Couteaux, Dalbespeyre» Doboqnet, Dnpnjf, Fonrcade, teinturier; Frigiàre, Gerbier, Labrunye, tonnelier; Ladaverie, Ladotteafné, architecte; Lafon, Lamarque, Lannes, traileor; Magnellin, Handron, Malavergne, Margaron, Hillac, peintre; IGnoa. Pallard, conrtier; Perron, marchand; Petennans, Plot, Pruez, Qoaolia, vitrier; Saint-Martin, courtier; Siroii, Touiieiis, avoué, et Viuutier, iKiuorisle; Moutard, secreiaire fc'tnéral; Martineaii, trésorier.

ï.e 23 messidor i l juillet), il remplaça, par im autre arrêté, It nommé Koudier, qui avait donné sa démission motivée par Chaiiipou. Il conserva Sergeant à la mairie ; il en avait fait un municipal, et désigna aussi, pour rempUr les fonctions de notables, les citoyens Pdard, Laclotte atné; Boyer, menuisier; Beyme, Malavergne, Gautan, iaanelier; Margaron, Gaubric et le citoyen Gewis, qui remplaçait Cisejus , que ses fonctions d'officier de santé, à l'armée, avaient obligé de donner sa démission.

Nous avons déjà donné le portrait de ce monstre, dont le tyracnique joug pesa si longtemps sur les épaules des Bordelais , et qui ti couler tant de larmes dans notre cité, ^ious allions oublier un singulkf document de ce petit despote, qui organisa, en 4791 , les corps coiistiUib de Bordeaux. — On y verra une nouvelle preuve de la férocité do tuh guinaire Jullien. Cette pièce, comme tant d*autres que nous avons pobliées, n'a jamais été éditée.

« Marc-Antoine Jullien, membre de la commission exécotîTe ét rinstruction publique, envoyé par le comité de salut public à Bordeaux.

)» Considérant que l'établissement de jeux el d'exercices publies, leb que ceux dont Thistoire des anciennes i^épubliques nous offre l'exeiuple, convient à la République française; qu'il peut concourir puissaoment , par rinfluence du physique sur le moral , à perfectionoerie sntème d'une bonne éducation nationale; que les jeunes républicaiD» appelés à ces jeux publics deviendront sains, robustes, eouragen, adroits, s'enflammeront les uns les autres d'une émulation généfeose. d'un brûlant amour de la gloire, et surtout du civique désir deseprt-

]>arar à servir un jour leur pays; que l'égalilé , la fraternité, la justice, nons. toutes les vertus républicaines qui devront présider à ces jeux frappe-ront de bonne lieurc ïcs âmes des citoyens de leçons et d'exemples utiles, et feront gernier clans la génération qui s'élève les bons principes, les lii'iireuNCs liabitixff ^, les penchants vertueux qu'étouffa trop longtemps un régime corrupteur et corrompu. *

» Considérant que, pour arriver k rétablissement de cesjeui.et eu attendant leur organisation définitive , dont pourra s*oceuper sous peu la Commission d'instruction publique, il importe de faire des essais préparatoires qui puissent diriger dans ce travail et montrer la route la plus utile à suivre; considérant que les jeux provisoirement établis doivent, dès ce moment, augmenter, dans les coeurs des jeunes citoyens , riiorreur de la tyrannie , eu mêine temps qu'ils les forment à l'adresse et au courage, arrête ce qui suit :

» Artici.e — Il sera provisoireuuîut t'tal)li, dans la commune de Bordeaux, un jeu public décadaire, couuu sous le nom de la Mort aux

» Art. %, — Les jeunes républicains de quatorze à seize ans seront successivement réunis aaChampHle-Mars; ils recevront des officiers municipaux chargés de présider aux jeux, des arcs et des flèches qui , transmis de mains en mains, leur serviront à abattre «ne tête cou-

roiuii'c qui sera leur bot.

)) Art. 3. — Le tête sera faite de manière que les diliérentes parties soient susceptibles de se détacher les unes des autres et que plusieurs des concurrents puissent participer aux prix ; tous les autres détails d'exécution en sont laissés à la Municipalité.

» Art. 4. » Le principal mérite sera de renverser la couronne, et le vainqueur aura pour récompense l'arc et la flèche avec lesquels il aura obtenu la victoire. Son nom sera proclamé dans rassemblée du peuple.

» Art. 5. La commune entière sera invitée à assister aux jeux , dont l'heure et le lien seront luibliquemeiit amioncés.

» Art. g. — La .Municipalité, charg<^e de prendre tous les moyens convenables pour l'exécution du présent arrêté, devra nonnner trois de ses membres pour présider au jeu, en rendre la célébration plus solennelle et décerner le prix au vainqueur.

D Aat. 7. — Le présent arrêté sera euvoyé aux dilTérents districts du département du Beo-d'Ambès, qui sont autorisés à en faure usage en admettant les modifications que les localités pourraient exiger.

Digitizea by <jOO^it:

NOTES. » Art. 8. La Municipalité de Bordeaux rendra compte de Vtmi- " cution da présent arrêté an représentant do peuple Garnier de Saintes, en misbion daus le département du Bee-d'Aiiibès, qui est invité à vouloir favoriser et perfectionner 1 établissouient de ce jeu , qui ne sert point étranger à rinslruelion publique dans ce départeiuenl.

» Bordeaux, le 42 thermidor, l'an 11 de la République française, «ne et indif isible. Si^é : Jclush. »

NOTE nr, page 439.

SUR LA FÊTE aVia<>£ RELATIVE A L'uMON DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AVEC LES ÉTAT»-aia8 DE L'AMÉRIQUE, LE 40 FRDCTIROR (27 AOCT 4794).

On se rendra à la Maison-Coniimuie, d'où partira te cortège. Le rendez-vous général sera au Cbamp-de-Mars , où seront une montagae et un Antel de la Patrie; là on exécutera des chants en musique : le représentant du peuple donnera le baiser de fraternité et d'union anconsa) des États-Unis de l'Amérique.

Le rendez-vous des citoyens sera au Ghamp-de-Mars. Dès tes qoatre heures de Taprès-midi , te représentant du peuple , le consul des États- Unis, les capitaines américains, tous les corps constitués, civils et niilitaircs, les consuls des pays avec qui nous ne sommes |»as en guenv, les députés du club national, les déimlés de rarrondisscnicnt de chaque section, les députés des citoyens autrefois de couleur, les députés de l'hospice, se rendront te jour de la fête , à la Maison-Commune, ainsi que les jeunes citoyens et citoyennes qui seront envoyés par leurs sestions.

Marche du cortège.

Il sortira, à cinq hnii cs très-précises, de la Maison-donHnune. passera sur les fossés, droit à la porte des Solinières, sur la rivière, au quai Marat, à Tourny, de là au Ghamp-de-Mars : il entrera parli porte ci-devant Royale. La garde nationale bordera la haie au Cbampde-Mars, dans le même ordre qu*à hi fête dernière.

Compoëilion du coi létje.

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