Procès, t. II, p
2. Ibid., pp. [\[\l\, 447- — Nous avons combiné, en ce récit, les détails précis contenus dans les deux dépositions de Durand Laxart et de Catherine Le Royer.
La tradition de cette pointe de Jeanne à Sept-Fonds s'est conservée dans le pays. — Dans la ferme de Saiut-Nicolas-de-Sept-Fonds, sur la
26'i LA JEUNESSE bE JEANNE d'aRC.
« G'«Hait une excellente lille que Jeanne, déposait Henri Royer en i456. Elle nie disait souvent : « Il faut « que j'aille vers le gentil Dauphin. C'est la volonté de « mon Seigneur, le Roi du ciel, que j'aille vers lui; « c'est de la part du Roi du ciel que je me suis ainsi « présentée. Et, croyez-le bien, j'irai'. »
L'impression que Jeanne fit sur la femme de Le Royer ne fut pas moins favorable. Dès qu'elle l'eut vue de près, Catherine Le Royer lui voua une tendre et toute maternelle alfection. « C'était, disait-elle, une fille bonne, simple, douce, bien réglée, bien douée. Elle aimait à filer et le faisait très bien. Nous filions toutes deux chez moi. Elle aimait également à se rendre à l'église et à se confesser. Je le sais, l'ayant souvent accompagnée. Je l'ai vue se confesser à messire Fournier, alors curé de Vaucouleurs^. »
Jeanne se confessa aussi deux ou trois fois, durant son séjour à Vaucouleurs, à messire Jean Colin, qui fut {)lus tard curé de Domremy et chanoine de Rrixey. Messire Jean Colin lui-même le rappelait devant les commissaires des juges de la réhabilitation. Il ajoutait (( qu'à parler en conscience, la jeune fille avait tous les
route de Saiivoy, on montre la croix devant laquelle la Pucellc aurait prié. Elle est surmontée de ceUe inscription :
JEANNE d'arc ADORA