ACADÉMIE FRANÇAISE
Extrait du Rapport sur les concours de l'année 1904 lu par M. Gaston BOISSIER, secrétaire perpétuel, dans la séance publique du jeudi 24 novembre de la même année.
(( J'aurais beaucoup à dire, et aussi ([uelques réserves à faire à j^ropos des cinq volumes* ([ue M. l'abbé Dunand consacre à la glorification de Jeanne d'Arc. La ferveur d'admiration qu'il éprouve pour son héroïne, comme toutes les passions violentes, ne va pas sans un peu d'intolérance. M. l'abbé Dunand n'est pas tendre pour les historiens dont l'admiration est plus tiède que la sienne, et, parmi ceux qu'il traite rudement, il s'en trouve qui ont été ou qui sont encore des nôtres- : ce qui n'empêche pas que nous avons été unanimes à lui décerner un de nos prix ^ Nous avons pensé (pi'au moment où l'on fait tant d'efforts pour déraciner la France de son passé, ceux qui s'obstinent à célébrer ses vieux souvenirs méritent bien d'être encouragés. »