Procès, I. 1, p. I iH
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elle. Quand elle était à la guerre, elle couchait velue et armée, là où elle ne pouvait avoir des femmes avec elle'. )) Mais à Chinon, au retour de Poitiers, à Tours, à Blois, avant le départ pour Orléans; plus tard, après l'échec de Paris et la campagne de la Haute-Loire, à Mehun-sur-Yèvre, à Bourges, à Sully, rien ne s'opposait à ce que d'honnêtes jeunes filles fussent au service privé de la Pucelle et en sa compagnie. Un historien des ducs de Bourgog-ne, Pontus Heuterus (Heviter), assure qu'il en était ainsi. « Dans la suite de la Pucelle, écrit-il, on voyait d'abord de nobles jeunes filles, puis un intendant', etc. » Heuterus écrivait cent ans après la Pucelle, à la vérité. Mais., d'autre part, il ne rapporte de Jeanne d'Arc, remarque-t-il, que ce qu'il en lisait dans la Chronique de Georg-es Chastellain, qu'il avait sous les yeux. Or, Chastellain était contemporain de Jeanne; une partie considérable de sa Chronique n'a pu être retrouvée. Si Heuterus a extrait de cette partie perdue pour nous la phrase notée plus haut, son témoig-nag-e serait digne de foi.
C'est à Poitiers que, d'après le chevalier d'Aulon'', ces dispositions concernant l'état à donner au nouveau chef de g'uerre furent arrêtées; mais c'est à Tours seulement ({ue le personnel de sa maison devait se réunir et commencer le service *.
Sans attendre le moment de se rendre en celle ville, Charles VH eut soin que Jeanne fût provisoirement armée