CHAP. I, A DOMREMY, LES DEUX FOYERS. I^O
La petite église de Domremy fut certainenienl, plus d'une fois, t(;nioin de ces pleurs que faisait jaillir des paupières de la jeune fille la confession de ses fautes et la vue de l'hostie consacrée. Ce n'est point dans le cours de ses faits de guerre et sous l'influence du milieu qu'elle y rencontrait que la Pucelle en était venue à ce degré de sensibilité religieuse; un pareil état d'ànie tenait à des habitudes datant de })lus loin. Si le vénérable curé de Domremy, messire Guillaume Front, avait pu comparaître devant la Commission pontificale de i456, il eût vraisemblablement déclaré avoir vu couler les larmes de sa jeune paroissienne dans les mêmes circonstances et aussi souvent que frère Pasquerel et le duc d'Alençon '.
corporis Christi, emittere liicrynias in abundantia. i> J. Quicher.vt, Procès, t. III, p. 32.
I. N. B. — Pour les éclaircissements qui n'ont pu prendre place dans ce chapitre, et pour les questions dont l'examen suspendrait trop longtemps le cours du récit, on les trouvera à la fin du volume aux Appendices, Notes et Pièces jastijlcatioes.
Il en sera de même dans toute cette Histoire.