GHAP. XVIII. DANS ORLEANS. LRVÉE DU SIEGE
et ^ayi'neront commo ils ont imaginé. En nom Dieu, je ferai ce que j'ai dit. Oui m'aimera me suivra '.
Le sire de Gaucourt voulut empt'^cher la jeune ç;uerrière de sortir; mais les hommes d'armes qui étaient avec elle et les Orléanais survenus pendant la discussion prirent une attitude menaçante. Il fallut que Jeanne couvrît le chevalier de sa protection, sans ([uoi — il le déclarait lui-même plus tard au président Simon Charles — sa vie eut été en dang'er".
L'on ouvrit donc la porte de Bourgog-ne, ainsi qu'une poterne placée près de la grosse tour, et l'on put passer la Loire. Dès que la jeune guerrière fut rendue devant les Tourelles, elle ne tarda pas à être rejointe par Dunois et les capitaines, et avec eux elle prit les dispositions de circonstance. « Et là furent avec Jeanne et le Bâtard d'Orléans, le sire de Rieux, le seig-neur de Graville, le sire de Guitry, le sire de Coarraze, le sire de Villars, inessire Denis de Ghailly, l'amiral Louis de Culan, La Hire, Poton. le commandeur de Giresme, messire Florent d'illiers, Le Bourg de Masf[uaren, Thibault de Termes et plusieurs aultres-. » L'attaque commença vers dix heures du matin. Elle eut lieu de deux côtés : d'abord du côté de la rive gauche, que la prise de la bastille des Augustins avait dég'agée; puis, du côté de la