ClÉMENT DP FaUOUEMBEROL'E, PrOCès, t. I\', p
CHAP. XXIV. CAINIPAGNK DE l'iLE-DE-FRANCE. 363
el conseillers ne vinrent en « la chanihrt; dn Parlement que pour oyr rcquestes de causes urgens et nécessaires, et pour ponrveoir sur cas survenans à l'occasion des g^ens d'armes de messire Charles de Valoys, estans en plusieurs villes et cités environ de Paris ' ».
Recueillir les serments des religieux et prêtres, c'était une précaution sag'e ; mais pour assurer la défense de la capitale, il fallait autre chose, de l'argent. Les représentants du roi d'Angleterre ne l'oublièrent pas. « Et est vray que lors on faisoit prendre et lever de par le Koy tonz dépolz et faire empruntz aux églises et personnes ecclésiastiques, bourgeois et habilaiis de la ville de Paris, pour paier el entretenir les gens d'armes estans à Paris, pour garder la ville et les habitants d'icelle à l'encontre des gens d'armes de messire Charles de Valois^. » Selon la remarque malicieuse du faux Bourgeois de Paris, Bedford « toujours enrichissoit son pais d'aulcnne chose de ce royaume, et n'y rapportoit i"ien que une taille quand il revenoit-'' ».
Il faut reconnaître que les circonstances étaient difficiles et l'on n'est pas surpris de l'éloge qu'un des principaux historiens d'Angleterre a fait des qualités et de la conduite du Régent.
« Rien, dit Hume, ne peut donner une plus haute idée de la sagesse, de la résolution el de la dextérité du duc de Bedford que d'avoir été capable de se maintenir dans une situation si périlleuse et de se conserver un pied en France après la défaite de tant de places, et malgré le penchant de tout le reste à imiter cet exe nple