Ibid., p. 2g
Ou ae sait guère autre chose sur celte aventurière que ce qui est contenu au procès, traduite devant i'Oi'Hcial de t*aris, coninie on vient de le dire, on la relâcha, car le Buurgeois de Paris dit positivement qu'au mois de juin il\'ài elle était encore « avec les Armignacs ». Elle disait que « quand on sacre (consacre) le précieux corps de Notre-Seigneur, elle voyait merveilles du haut secret de Notre- Seigneùr Dieu ».
Un extrait des Comptes de Ut ville de Tours nous apprend (ju'cn l'année i^Bo, avant le mois d'août, Catherine de La Rochelle accusait les gens d'Eglise, bourgeois e( habitants de la ville d'Angers, de choses contraires à leur bien et hoimeur, accusations dont un religieux de l'ordre de Saint-Augustin alla porter connaissance à Charles VII et à son conseil. Le Koi Ht de ces accusations le cas qu'elles méritaient. (Quicuerat, Procès, t. IV, p. l\']Z, note i.)
4l8 JEANNK ET SA « MISSION DE VIE )) . PHASE GURRHIÈRE.
Noire-Seigneur en communion '. Le témoignage ici vaut ce que vaut le rapporteur; le Bourgeois de Paris ne se pique pas d'exactitude quand il s'agit de Jeanne d'Arc.
Jusqu'à Reims, et même pendant la campagne de l'Ilede-France, Frère Richard serait demeuré fervent admirateur de la Pucelle.
A Reims, il aiwait tenu son étentlard [)en(lant une partie de la cérémonie. Cependant, Jeanne disait à ses jug-es n'en avoir pas souvenance". Un témoin du i'rocès en réhabilitation, le chevalier Albert d'Ourches, déposait avoir vu Frère Richard confesser la jeune Lorraine et Jeanne communier deux jours sous les murs de Senlis avec le comte de (-lermont et le duc d'Alençon^. Apiès l'échec de Paris, l'admiration du moine cordelier s'était refi'oidie; il paraît depuis ce moment ne s'être [)lusoccu[)é que de (lalheiine de La Rochelle. Visionnaire lui-même, il eût voulu (pi'on mît cette extravagante à l'épreuve, et peut-être garda-t-il rancune à Jeanne d'a\olr donn»' au Roi le conseil opposé ^ A s'en ra{>poiter au prétfMidu Rourgeois de Paris, Frère Richard aurait été aussi le directeur spirituel, non seulement de Jeanne d'Arc et de Catherine de La Rochelle, mais encore de deux aulies femmes qui s'intéressèrent à la Pucelle : Périnaïk ou Péronne la Rretonne que les Anglais brûlèrent à Paris, et sa compagne qu'on ne nomme pas. « Ces pauvres femmes, dit le Bourgeois paiisien, Frère Richard les avait toutes ainsi gouvernées, car il était leur beau-père (leur père spirituel ou par affection j-\ »