ÉTAIT-IL DU MIDI
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Nous posons cette question bien tard, ce semble. On va voir pourquoi.
Les historiens de la Pucelle disent assez g'énéralement que l'écuyer-intendant de Jeanne était du midi de la France, comme La Hire, Xaintrailles, le .seig-neur de Coarraze et autres. J. Quicherat {Procès, t. III, p. 20G, note 2) fait de Jean d'Aulon « un gentilhomme du Languedoc ». Nous avons vu,
au tome I''^ que les actes d'un notaire de Jar^eau, à la date de 1^27. mentionnent l'achat d'un cheval noir conclu par. « Jehan Dolon escuier de l'eseurie du Roj, natif de la comté d'Armeig-nac » ; ce qui ferait de l'intendant de la Pucelle un autre cadet de Gascogne.
Nous n'éprouverions aucun embarras à nous ranger à l'une ou l'autre de ces opinions, si Monstrelet ne nous parlait, à propos de la sortie de Compiègne, d'un Poton, dit le Bourguignon, qui y fut fait prisonnier. Ce Poton n'était pas Poton de Xaintraillcs, qui ne fut jamais, soit de fait, soit de surnom, Bourguignon. D'autre part, Pontus Heuterus, historien flamand et bourguignon, nous apprend que ce Poton, fait prisonnier, était le propre frère de Jean d'Aulon, l'intendant de Jeanne : nous avons rapporté plus haut son témoignage.
Ce témoig'nag-e est-il recevable? S'il l'est, comment expliquer ce surnom de Bourg'uig'non? Il ne faut pas, ce nous semble, en chercher d'autre que la facilité avec laquelle les hommes d'armes se donnaient des surnoms à propos et hors de propos; et nous ne pensons pas que ce texte d'Heuterus infirme l'une des opinions rappelées plus haut sur l'origine méridionale de Jean d'Aulon.