‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 47 sur 381 · Jean Ghartier, Procès, t. IV, p · texte numérisé non relu

Jean Ghartier, Procès, t. IV, p

2. P. Anselme, op. cil., t. VII, pp. 78, 835. — Tiialmas de i.a Thaumassière, o/). cit., pp. 702, 710, 711.

3. Voir aux Noies et Pièces justificatives, après le sacre de Reims.

CHAP. XV. ORLÉANS. SES DP:FENSEURS. 78

l'Orne) en iSgG, baron d'Ivry, il fit ses premières armes à Azincourt. En i4i9j il s'emparait de Beaumont-le- Vicomte. De il^22 à i/j^O» i' 'le cessa de g-uerroyer contre les Anglais, toujours prêt à leur courir sus et des premiers, soit aux coups de main, soit aux affaires importantes où il y avait à batailler. Il suivit Jeanne dans presque toutes ses expéditions guerrières. Après la mort de la Pucelle, il ne cessa pas pour cela de combattre. Blessé grièvement à Saint-Célerin et prisonnier des Anglais (i433), ils lui rendirent bientôt la liberté, tant ils faisaient cas de lui. Ambroise de Loré contribua grandement à la prise de Paris en i43(3. Charles VII le nomma prévôt de sa capitale, et le sire de Loré garda cette dignité jusqu'à sa mort, arrivée en i446'

Le seigneur de Graville. — Jean Malet, V^ du nom, seigneur de Graville et de Marcoussis, chevalier, conseiller et chambellan du Roi, fut successivement fauconnier, pannetier et grand maître des arbalétriers : pannelier en 1428, grand maître des arbalétriers en i425. (Le grand maître des arbalétriers avait le commandement général des milices à pied.) Graville défendit Montargis contre les Anglais en 1426. 11 prit part aussi à la défense d'Orléans, à la campagne de la Loire, à la marche sur Reims, à l'affaire de Montépilloy. Il fut ensuite chargé de garder la Champagne et deux ans après les frontières de la Beauce et du pays Charlrain. Après avoir combattu sous Richemont en 1487 et i443, il mourut vers 1449'»

Florent d'Illiers. — L'homme de guerre de ce nom, I. P. Anselme, op. cit., t. VIII, pp. 86, 87.

capitaine de Cliâteaudun, chef-lieu du comté de Duuois, ne coniliallit à ciHé de la Piicelle (ju'au sièg'e d'Orléans et pendant la campagne de la Loire. Il n'assista ni au sacre de Reims, ni à la campagne de Paris, mais il n'en concourut pas moins toute sa vie à l'œuvre nationale de la chasse aux Anglais.

Florent ou Florentin d'illiers étail fils de Pierre, seigneur d'Illiers, localité située sur les confins du pays Chartrain et du Perche. La famille des sires d'Illiers était une des plus anciennes du pays. Florent paraît sur la scène histori(]ue au commeticement du règne de Charles VII, qui le nomma capitaine de Ghàleaudun'.

Dans les premiers mois du siège dOiléans, le sire d'Illiers s'occupa d'intercepter les coMununicalions des troupes anglaises avec la Beauce, le Perche et le pays ('liarirain. Le 28 avril \k'^{) seulement, « messire l'Iorenlin d'Illiers, ca[>ilaine moull renommé, et avec lui le frère de La Hire, entrèrent après midi dans Orléans à la tête de /ioo lances; ce qui réjouit g^randement tous les capitaines' ». Les mémoires, publiés sous le nom de Florent d'Illiers par Denys Godefroy, parlent d'un convoi de secours qu'il aurait introduit en même temps dans la ville assiégée. Il s'empressa d'annoncer l'arrivée de Jeanne d'Arc aux Orléanais, et le lendemain il se portail au-devant d'elle.

Il n'est pas douteux que le capitaine de Chàleaiidun n'ait conservé le plus respectueux souvenir de la libératrice d'Orléans, car, à son retour dans le chef-lieu du comté de Dunois, il fil célébrer solennellement la levée

1. Voir les Mémoires relatifs à Florent, sire d'Illiers, t. VIII de la collection Petitot, pp. 571-586. F^aris, in-S", 1825.

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