‹ Histoire contemporaine de l'EspagneChapitre 41 sur 152 · RECETTES · texte numérisé non relu

RECETTES

Le comte de Toreno, prenant pour base de ses apprécia* tiens les produits des cinq années précédentes de 1830 à I835f qui avaient donné un produit moyen de 6K1507 579 réaox, estimait qu'il pourrait obtenir une recette de 766 804 858 réaux^ en améliorant les nombreux impôts et contributions qui constituaient les ressources du Trésor (tabac, fruits civils, paille et ustensiles, rentes provinciales, douanes). C'était encore uu déficit de 170 655 663 réaux qu^il était obligé d'avouer, même en exagérant assez ses prévisions.

Voici le tableau de la dette publique, tel qu'il fut alors publié:

T nr. 23

3M KOffi» w unn Hiiain».

Dette intérieure.

i* Dette reconnue et liquidée Jusqu'au 16 juin 1834 . 4 756 580 313

!• — pendante de liquidation 1828 315 886

<• — à liquider • • . • 1 207 859 971

Dette êSiMewrê^

Total de la dette étrangère, y eomprit l'emprunt

Quebhard 4 460478000

Le chiffra des dettes à liquider figurant dans ee tableau est tout à fait insuffisant, et un très-grand nombre de titres avaient été omis dans la classification qui servit à composer ce total.

NOTE F

COIlVENTIOlf FOUR L'BOliHGX DBS PRISONNIBRS^ PROPOsifi PAR LORD ELLIOT, COmilSSAIRB DE SA MAlBST^ BRlTANNIQUBj BT DBSTINBB A SBRYIR PB RkOLB AUX GéNERAVX VU CflBP DBS ARldsi BRLUGB- RANTIB DANS LBS PROVINCBS d'aUTA, DB OVIPUBOOA BT DB BIS- CATB, ir DANB LB ROTAUKB DB NAVARRB.

Art. 1*'. Les généraux en chef des deux armées actuellement en guerre dans les provinces de Biscaye^ Goipuicoa et Aiava, et dans le royaume de Navarre^ conviennent de conserver la vie aux prisonniers qui seront faits de part et d'antre, et de les échanger de la manière suivante :

Art. 2. L'échange des prisonniers aura lieu périodique « ment, deux ou trois fois par moii, et même plus souvent si les circonstances Teiigent on le permettent.

Art. 3. L^échange se fera dans une juste et égale proportion du nombre de prisonniers présenté de chaque o6té ; les excédants resteront là où ils se trouveront, juiqu'à nouvel échange.

Art. 4. Pour les officiers, l'échange aura lieu de grade à grade, entre les officiers de toute catégorie, emploi, classe ou

N0TB8 DU UYBB raiMIBB. 3SS

fonction ; ils seront échangés des deux côtés suivant le rang respectif de chacun d'eux.

Art. 5. Si, un échange terminé «ntre les deux belligérants, Tun d'eux avait besoin d'un emplacement sûr pour y garder les prisonniers excédants qui n'auraient pas été échangés, il est convenu, pour la sécurité, le bon traitement et l'honneur de ces mêmes prisonniers, qu'ils seront gardés dans un dépôt par la partie au pouvoir de laquelle ils se tronveront. Le dépôt sera établi dans un ou plusieurs villages qui devront être respectés par la partie adverse, au cas où celle-^i pourrait y pénétrer ; il est bien entendu que là où se trouveraient les prisonniers, il ne pourra être fabriqué ni armes, ni munitions, ni effets militaires.

Les lieux de dépôt seront désignés à l'avance par las deux belligérants.

Art. 6. Pendant cette lutta» aucun civil ou militaire ne sera mis i mort pour ses opinions, sans avoir été jugé et eondamné conformément aux règlements et ordonoanees militaires qui sont en vigueur en Bspagne. Cette coudition s'applique eiclusivement à ceux qui ne sont pas prisonniers de guerre ; pour les autres, on observera ce qui est stipulé dans les articles précédents.

Art, 7. Chaque belligérant respectera rdigieaaement et laissera en pleine liberté les blessés et maladee qui se trouveront dans les hôpitaux, villages, villes, oasenies et antres parages, pourvu qu'ils soient pourvus d'un certîfioat de Pun des chirurgiens de leur armée.

Art. 8. Si la guerre s'étend à d'autres provinces, on y observera les mêmes conditions fixées pour celles de Ouipuzcoa, Alava, Biscaye et Navarre.

Art. 0. Ces conditions seront religieusement et rigoureusement observées par tous les commandants en ehef qui pourront se succéder de Tun et de l'autre eôté. Signé, le 27 avril 1835 : Valdès» Zumaiacarreguy, Elliot.

356 IfOTBB DU LIYM PREMIER.

NOTE G

HTHNB DB RIBGO.

Soldats, la patrie nous appelle à combattre. Jurons, par

elle, de vaincre ou de mourir.

Gais et l'âme sereine, vaillants, audacieux, chantons,

soldats, l'hymne de la bataille.

Que le monde admire nos accents! qu'il voie en nous les

fils du Cid !

Brandissons le fer. Que le timide esclave n'ose voir la face

de Phomme libre et brave I Vous dissiperez, comme la fumée, les troupes ennemies, et

elles fuiront devant nos épées.

Le monde a-t-il jamais tu plus noble audace? A-t-il jamais

lui un jour plus grand pour la valeur, Que celui où nous fûmes enflammés de ce feu qu'excitait

eu Riego Tamour de la patrie ?

Honneur au chef! honneur àquiosa le premier saisir Pépée

en vrai patriote 1 La patrie affligée écouta ses accents, et vit son tourment se

changer en allégresse.

Sa voix fut entendue, sa parole obéie ; soldats, nous ne

craignîmes plus de mourir, Et nous voulûmes briser les chaînes qu'un brave ne peut

supporter sans honte.

Amis, nous les avons brisées. Vil qui les garde, et fou qui

ose se montrer avec elles !

Libres désormais, et devenus hommes, nous saurons, soldats.

humilier leur audace.

Aux armes ! Sonne la trompette ! Les armes seules sauront

abattre le crime et la ruse.

Que le méchant tremble ! qu'il tremble, qu^il tremble quand

le soldat brandit sa lance !

La trompette guerrière lance déjà ses échos au vent ; entendez

mugir le canon altéré d'horreurs.

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