‹ Histoire critique de l'école d'Alexandrie (volume 3)Chapitre 2 sur 24 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

La ûu de l'école alexaodrioe n'est pas moins I . connue. Il est évident que Damascius et Simplicius

i sofitles derniers philosophes Alexandrins. De méaie

que cette philosophie est préparée par des tenta* tives analogues antérieures, de même elle ne disparait pas de la scène philosophique sans laisser des traces dans les écoles du Bas- Empire. Mais ces traces vont se perdre dans la grande religion qui vient de s'élever sur les ruines de Tantiquité. Jean Philopon^ Jean de Damas ^ Michel Psellus, Boèce, Cassiodore, sont des chrétiens encore pénétrés des idées néoplatoniciennes ; ce ne sont plus des Alexandrins. L'école d'Alexandrie commence donc vers 193 ' et finit vers 529. Pendant une période de plus de

trois siècles, elle change, dans le cours de son déve- I loppement, de situation , de rôle et de théâtre ; elle

garda invariablement ses principes et son esprit, tout en subissant l'influence des hommes et des circoustances. Essentiellement rationnelle avec Am^ monius , Plotin et Porphyre, elle dégénère en pratiques théurgiques avec Jamblique , Ghrysanthe , Maxime et Julien; puis, elle reprend une forme plus sévère et un esprit plus platonicien à Athènes avec Syrianus,Procluset Damascius. Ces variations peuvent être ramenées à trois périodes distinctes : .

lo Période de développement et de formation. Ammonius Saccas fonde une tradition que Plotin et Porphyre convertissent en doctrine écrite*

2* Période de décadence et de corruption. C'est alors que Jamblique , Chrysanthe , Maxime, Julien, appliquent la philosophie de l'école à la théurgie , et en font une doctrine* politique et religieuse.

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