‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 132 sur 325 · Floquet, Études..., I, 266, note · texte numérisé non relu

Floquet, Études..., I, 266, note

4. Saint X'incent de Paul avait été en peine sur le sort de ses missionnaires envoyés à Metz, au plus fort de l'hiver. Sur la guerre, voy. l'allocution destinée à Louis Xl\', dans le panégyrique de sainte Thérèse, l'année précédente.

l64 DEUXIÈME PARTIE.

pauvres ? Quand je considère, fidèles, les calamités qui nous environnent, la pauvreté, la désolation, le désespoir de tant de familles ruinées, il me semble que de toutes parts il s'élève un cri de misère à l'entour de nous, qui devrait nous fendre le cœur, et qui peut-être ne frappe pas nos oreilles. Car, ô riche superbe et impitoyable, si tu entendais cette voix, pourrait-elle pas obtenir de toi quelque retranchement médiocre des superfluités de ta table (') ? »

— 8 septembre 16^8. Nativité de la sainte Vierge. Sermon esquisse'. (Plus de manuscrit.)

J'incline à placer ici \e Précis d'un sermon pour cette fête, qui suit les trois discours dans les éditions. Il semble, à comparer l'exorde à celui de l'oraison funèbre de Henri de Gornay, dont nous parlerons tout à l'heure, qu'il soit antérieur à cette composition. On y remarque, avec de belles et fortes pensées, très bien enchaînées les unes aux autres, quelques archaïsmes d'expression, comme celui-ci : <'< Apaisez plutôt sur eux Vire formidable de Dieu... » Il s'agit des hérétiques. Le discours doit avoir été prononcé à Metz, avant l'époque de Paris. En 1657, Bossuet n'était pas encore retourné dans son canonicat au commencement de septembre ; et nous avons d'autres sermons pour cette fête en 1655 et 1656.

— Fin d'octobre i6§8. Oraison funèbre de Henri de Gornay.

(Manuscrit au collège de Juilly.)

L'érudition de M. Floquet ne nous a laissé aucun doute sur l'époque oii fut prononcée cette courte oraison funèbre: Henri de Gornay (ou Gournay) mourut à Metz, le 24 octobre 1658, d'après l'épitaphe gravée sur sa tombe en l'église Saint- Maximin (^), Le discours méme,ou, pour mieux dire,resquisse du discours, nous apprend que la mort l'avait « ravi depuis

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