Eluder..., I, 456, et II
en. II. PARIS ET MEAUX. 171
sermon précédent pour la Profession de Marie- Anne de Saint- François Bailly ('). Ces quatre pages, dont on a si mal compris la nature, ne sont autre chose qu'un 2^ et un 3e point provenant d'une composition beaucoup plus ancienne : cette y^xé\.ç.x\<5i\iç. conclusion d'un sermon prêché en 1681 a été écrite vingt-deux ans auparavant. Quoique le début et la i'^ partie nous manquent, je ne craindrai pas d'affirmer que c'est ici la Vêture : Sequerc me. Bossuet s'y re[)orte dans le manuscrit du Panégyrique de saint Benoît (-), en 1665 :
« La perfection chrétienne n'est pas dans un degré déterminé, elle consiste à croître toujours. JéSUS-Christ en est le modèle ; la nécessité de le suivre, l'impossibilité d'y atteindre ; par conséquent avancer sans cesse et sans se relâcher jamais. Egredere, egredere ; quelque part que vous soyez, passez outre. Voy. Vêture : Sequere me, 'y^ point. Item Vêture : Oportet nasci deniio, sur le passage : Qiuc gnidem rétro sunt. >
Ce renvoi correspond très exactement à ce que nous lisons dans notre fragment :
« Je vous dis donc, ma sœur, que si vous n'avez dessein de vous avancer toujours, il ne vous sert de rien d'entrer dans un cloître, ni de vous attacher à Dieu par les promesses solennelles que vous allez faire. Pourquoi quittez-vous les empêchements du monde .-' N'est-ce pas parce que vous aspirez à la perfection avec la grâce de Dieu ? Or la perfection du christianisme n'a point de bornes assurées, d'dL\x\.3.nt qu'elle se doit former sur un exemplaire dont il n'est pas possible d'imiter toutes les beautés ; c'est Jésus-Christ, ma Sœur, le Fils du Père éternel, celui qui porte tout le monde par sa parole, en qui habitent toutes les richesses de la Divinité. Puis donc que no7is ne pouvons jamais atteindre à nous con-