Voy. ci-dessus, p
Celle du second eut pour sujet la Parole de Dieu, ou la nécessité d'écouter JéSUS-Christ. Le texte était : « Ipsum audite : Écoutez-le. »
Il est indiqué nettement dans ce renvoi, que nous lisons dans le sermon sur le Culte di\ à Dieu {1666) : « Contre l'irréligion des hommes ; ceux qui crient contre les hypocrites (ï) ont raison ; mais voyez sermon : Ipsum audite, Saint-Thomas du Louvre. »
— ///<^ Dimanche. Sur V Enfant Prodigue. Débris peu importants. (Mss., 12.824, f- 131» — 12.821, f. 47.)
Bossuet traitera ce sujet à fond l'année suivante, dans le Carême de Saint-Germain. Je suppose qu'alors, comme ailleurs en des circonstances analogues, il aura lui-même supprimé son premier manuscrit, à l'exception de quelques fragments, contenant des idées qui ne trouvaient plus place dans la rédaction définitive. Il ne subsiste guère qu'une feuille, celle-là même qu'on a interpolée dans l'esquisse de 1664 sur Mundus gaudebit (2), Elle contient l'objection: « Qu'on ne m'envie pas mes plaisirs, qui ne font tort à personne... ; » et une partie de la réponse : « Vous ne savez, dit saint Augustin, où vous pousseront ces flatteurs (3), » etc. C'étaient les pages 11 et 12 du sermon.
Un autre fragment semble, d'après la ressemblance matérielle, qui est frappante, avoir la même origine. Il se trouve joint au sermon sur la Toussaint, prêché devant le roi, en 1669. Cette fois la feuille n'est même plus entière: je ne sais quel caprice en a fait découper la partie supérieure, de sorte qu'il n'y a ni pagination, ni sens complet. L'orateur voulait montrer les maux que les plaisirs coupables font aux corps comme aux fortunes; il faisait précéder sa démonstration de cette belle remarque, qui me paraît digne d'être
1. Mss., 12.822, f. 287, vo. — Ceci écrit en 1666, c'est-à-dire avant la représentation du Tartuffe.