‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 169 sur 325 · Lâchât, IX · texte numérisé non relu

Lâchât, IX

me paraît confirmée par quelques corrections (i), qui seules représentent le rajeunissement de l'œuvre en 1665.

— Vendredi- Saint. Probablement sur ^ Non eniin judicavi fne scire aliqiiid inter vos.nisijESUM ChristUM et hune crucifixnm.'h {I Qox .,\\,\2) Exorde dans les Pensées chrétiennes et morales. (Anciennes éditions seulement.)

Nous avons signalé ce fragment dans notre première partie (2). Sans avoir pu en retrouver l'autographe, dont l'examen pourrait être décisif, nous croyons devoir l'assigner à cette station, par la raison que les Carêmes précédents ayant tous leur sermon pour ce jour, c'est ici la première occasion plausible de placer celui-ci.

— Samedi-Saint : « VenitJiorain qtia omnes... »

(Mss., 12.821, f. 94.)

Cette esquisse abrégée est donnée dans les éditions comme un second exorde pour le sermon snr la Résurrection dernière^ ou pour le jour des Morts. C'est une erreur manifeste (3).

Le passage suivant, quoique barré, nous peut éclairer sur la date liturgique : « Voici le temps bienheureux dans lequel tous les chrétiens sont appelés par l'Eglise au sacrement de la Pénitence. Celui-là est maudit de Dieu et des hommes, de Jésus-Christ et de son Église, qui ne s'approche pas durant ces saints jours et des augustes tribunaux et des eaux salutaires de la pénitence... »

Ces paroles indiquent clairement le Carême, et même d'une façon précise, l'échéance du devoir pascal.

Voici d'ailleurs ce qui ne laisse aucun doute. Sur le sommaire de l'ancien sermon pour le Samedi-Saint (-^), Bossuet a lui-même ajouté le titre de celui-ci, sans autrç développement, conformément à son habitude constante par rapport aux sermons composés postérieurement à 1662.

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