I. Cité par M. Floquet, Études..., I
d'après l'évangile du jour. En effet, c'était par allusion à ce sermon que l'orateur disait trois semaines plus tard, dans celui du dimanche des Rameaux : « Il est assuré, chrétiens, et peut-être vous souviendrez-vous que je l'ai déjà prêche dans cette chaire, que la prospérité des impies et cette paix qui les enfle et qui les enivre jusqu'à leur faire oublier la mort, est un commencement de venf^eance, par laquelle Dieu les livrant à leurs passions brutales et désordonnées leur laisse amasser un trésor de haine, comme parle le saint Apôtre, en ce jour d'indignation et de fureur implacable (")• »
Il s'agit ici, sans doute, du sermon perdu du troisième dimanche. D'ailleurs un passage de celui du quatrième dimanche est aussi explicite que possible : « Ne disionsnous pas diniancJie dernier que le grand crédit des pécheurs est un fléau que Dieu leur envoie... } {f) »
Bien plus graves sont les pertes du Carême royal du Louvre, car elles atteignent le tiers de la station, six sermons sur dix-huit qui furent prononcés. Puisque les douze qui nous restent sont des chefs-d'œuvre, rédigés avec un soin insolite chez Bossuet, mais que réclamait la solennité de la circonstance, il y a lieu de présumer qu'il en était de même de ceux que nous n'avons plus. Cherchons quels sujets y furent traités. Nous demanderons nos renseignements aux notes de Bossuet lui-même. Ainsi témoignera-t-il de l'importance qu'il attachait à son oeuvre.
M. Gandar nous fait remarquer dans le i^'' point du sermon sur V Ardeur de la Pénitence Q) des allusions aux sermons précédents sur V Impenitence finale et sur la Mort. C'est parfaitement exact, mais c'est trop peu dire. Voici le passage entier, où l'orateur se reporte à plusieurs discours précédents, soit de ceux qui nous ont été conservés, soit de ceux qui sont malheureusement perdus :