‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 257 sur 325 · Édit. : déchiré · texte numérisé non relu

Édit. : déchiré

2. Édit. ■ // reçoit. — Deforis refait \a phrase suivante. De même plus haut.

3. Ce « pour ainsi dire », qui n'est que trop nécessaire, a été supprimé par M. Lâchât dans ses corrections arbitraires.

4. Lach. : N'ont fait que de\yx\ éveiller. — 5. Supprimé dans Deforis, etc.

puis exprimer. Quel horrible spectacle ! Gorgon gisait sur un lit de charbons ardents, fondant de tous côtés par la force du feu, et nourrissant de ses entrailles une flamme pâle et obscure (I) qui le dévorait. Il s'élevait à l'entour de lui une vapeur noire que le tyran humait pour contenter son avidité ; jusques à temps (2) que, ne pouvant plus ni voir sa constance, ni supporter ses reproches, ni écouter les louanges qu'il donnait à Jésus-Christ d'une voix mourante, il lui fit promptement arracher le peu qui lui restait de vie, et envoya sa belle âme jouir à jamais des embrassements de son bien-aimé.

Voilà, messieurs, quelle a été la fin de notre martyr, qui a méprisé le monde dans ses promesses et dans ses menaces, dans ses délices et dans ses tourments ; laissant par sa mort un reproche éternel à la mollesse et au peu de foi de ces derniers siècles (3).

Après cela, que me reste-l-il autre chose, sinon de conclure par ces paroles qui ont fait l'ouverture de mon discours, de vous dire avec l'Apôtre : Quontvi intnentes exitiivi... iinitaviini fidem? Vous avez vu en esprit comme (4) la constance de Gorgon a duré jusqu'à la mort, dont il a goûté à longs traits toute l'amertume ; reste maintenant que vous imitiez sa foi, cette foi ardente qui lui a fait préférer à tous les honneurs l'opprobre de JésUS-Christ, et a rendu son esprit entier et inébranlable, pendant que son corps s'en allait pièce à pièce comme une vieille masure f^).

1. Edit. : Une flamme pâle qzii... — Les deux mots « et obscure » sont extiêmement difficiles à lire, et j'en ai longtemps désespéré comme mes devanciers.

2. Bossuet à celte date écrit : iusques à tans que { iisquc ad tempus qutim...)

3. Si l'on rapproche ce résumé de l'énoncé de la division, on sera frappé de la régularité de ce petit discours qu'on nous représentait comme le désordre et la confusion même. Il est vrai que le second point qui se termine ici, n'est pas encore commencé dans les éditions, où on le formera en graiide partie d'une interpolation que nous signalerons tout à l'heure.

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