ADDENDA
Ait dernier moment, je rencontre dans un livre récent de M. l'abbé Fabre, Les Ennemis de Chapelain (p. 59o),plusieurs lettres adressées par Rigault (Rigaltius) SiXxyL frères Pntéans, c'est-à-dire aux frères Du Puy, qui confirment et complètent ce que nous avons dit de la prédication de Bossuet à Metz en
La première, datée de Toul, j avril i6jO, asi ainsi conçue : «Je vous ai autrefois entretenu des mérites de quelques-uns de nos messieurs de ce Parlement (J-), avec lesquels j'ai habitude et amitié particulière et plus étroite, et nommément avec monsieur Bossuet, cousin germain de monsieur notre premier président, et assez proche aussi de M. Saumaise. Celui qui vous rendra la présente est lejîls du sieur Bossiiet, et, dans le jeune âge où vous le verrez, est fort avancé dans les études. // est chanoine en l'église de Metz, et s'en retourne à Paris pour achever ce qui lui reste à faire des exercices ordonnés pour parvenir au Doctorat de Théologie. Il a été fort bien institué et a bien le goût des belles-lettres.// « même la grâce et la facilité déparier en public, et a prêché en V église de Metz avec honneur et approbation. M'ayant donc prié de lui bailler cette lettre pour vous la présenter, et en même temps avoir l'honneur d'être connu de vous, je ne lui ai pu refuser l'office de cette recommandation, m'assurant que vous la recevrez en bonne part,et que sa présence vous confirmera tout ce que Je vous dis de lui. Il pouvait espérer cette faveur de votre courtoisie et de son propre mérite. Il vous présentera aussi un exemplaire du Commodianus.l>
Le 15 avril suivant, nouvelle lettre, rappelant celle-ci, et témoignant quelque inquiétude au sujet du voyage du jeune chanoine : « Nous avons eu avis qu'il est tombé entre les mains