I. Gandar, Bossuet orateur, Introduction, XLii
INTRODUCTION
parlait ailleurs de l'autographe du panégyrique de saint Gorgon, qu'il avait vu au Grand Séminaire de Meaux. Apparemment il n'ignorait pas non plus l'existence, dans la même collection, des panégyriques de saint Pierre Nolasque et de saint Benoît, et d'un sermon pour la Vêture d'une postulante Bernardine (i^^ des éditions), auquel est annexé un fragment composé antérieurement pour une semblable cérémonie. Ces assertions trop absolues se répètent, sur la foi d'un critique ordinairement bien informé. M. Brunetière, dans l'Introduction de ses Serinons choisis, désespère à son tour de « ces sermons de Vêture, dont personne depuis [la première édition] n'a revu les originaux ('). » Il a ouï parler également de « deux 021 trois panégyriques en tout, que Von dit avoir vus passer, de loin en loiti^ dans les ventes (^). » Il est vrai qu'une théorie ingénieuse, mais paradoxale, et au fond insoutenable, sur l'inutilité des manuscrits originaux consolait alors Q) M. Brunetière de ces pertes dont il exagérait l'importance.
Pour nous, grâce aux indications ou aux communications extrêmement bienveillantes de M. le Supérieur du Grand Séminaire de Meaux, de M. le chanoine Denis, et de M. Rabotin, vicaire général ; de madame Floquet (■*) ; de M. Choussy (s) ; de madame Guillemot et de M. d'Arbaumont, de Dijon ; de Isl. Henri Joliet, de la même ville, et de M. Guignard, bibliothécaire; de M. l'abbé Arbelot,président de la société archéologique de Limoges ; de M. le chanoine Gossin, et du docteur Cruveilher, de Paris ; de M. Bérard des