Choix de sermons, p. 9. — Cf. 48, note
manuscrits, la comparaison attentive des procédés de composition, des formes du style, de la langue et de V orthographe, celle de l'écriture enfin, m'ont permis de remplir bien des lacunes, et en particulier de reconstituer dans leur ensemble tous les Carêmes ('). »
Il semble bien cependant que l'illustre critique n'ait tenté
sur ce terrain que des excursions isolées : il aurait pu, en s'y
établissant définitivement, y faire de véritables découvertes,
et rectifier, à l'occasion, certaines impressions trompeuses (^)
que « l'aspect de l'écriture, » bien que très instructif en général,
avait pu produire même sur un œil aussi exercé que le sien.
Pour que cette méthode soit véritablement féconde, il faut
l'appliquer en grand, si je puis ainsi dire, et s'imposer la
tâche d'enregistrer une multitude de faits orthographiques,
de les rapprocher, de les comparer ; éliminer ceux dont il
n'y a rien à conclure, pour s'attacher à ce qui est vraiment
significatif; et cela, non en bornant les recherches à quelques
manuscrits pris un peu au hasard, mais en les étendant à
l'ensemble, et spécialement à tout ce qui se rencontrera
d'autographes de la jeunesse de notre auteur.
Cela fait, j'affirme sans hésiter, et je vais démontrer /'(T'r des œuvres déjà datées, que les fluctuations de la plume de Bossuet, au lieu d'être essentiellement capricieuses, sont au contraire régulièrement successives et presque toujours voulues (3).
Voici en regard quelques différences caractéristiques entre l'orthographe de 1656 et celle des années antérieures : elles sont choisies, pour simplifier, parmi une foule d'autres que l'on trouvera dans l'Appendice :