I. Études..., I, p
— i6j^. Sermon pour la fête de la sainte Trinité'.
(Mss., 12.824, f. 2or.)
Les formes phonétiques ont presque toutes disparu, sauf hureiix, bicnhureux ('). On trouve encore l'élision de comme : « r^w;;^'// l'engendre parfaitement... »
— ///' Dimanche apris la Pentecôte, 1655 : Sur la gloire qui revient à Dieii. de la conversion des pécheurs ( Ita dico vobts : Gaudium erit... ). (Mss., 12.824, f- 208. — Uave : 12.822, f. i.)
Hureux, malhureux, etc., sans exception. Du reste, abandon des formes phonétiques. On lit maintenant : paroist, conotst, paraissent, rcconoissant, conoistre, ceste,mesme, estre, nostre, etc..
— Nativité de la S' Vierge (2' sermon), chez les Sœurs de la Propagation de la foi ; 8 septembre lôj^, ou i6j6.
(Manuscrit à Meaux.)
M. Lâchât décide que ce sermon a été prononcé en i66r, aux Grandes Carmélites, à Paris : « Le lecteur, dit-il, remarquera sans peine les signes de notre date. » Moins heureux que ce critique, qui ne soupçonne nulle part de difficulté, nous trouvons assez étrange de faire adresser à des Carmélites un discours où Bossuet rappelle aux religieuses le « glorieux et divin emploi » que la charité leur impose « de travailler au salut des âmes.» C'est dans les maisons des Nouvelles Catholiques qu'il parlait ainsi, non au Carmel. Il n'est pas moins singulier de voir assigner à 1661 une œuvre qui garde encore des traces de l'orthographe phonétique, au moins pour le mot hureux (-).
— i6s6. Sermon pour la fête de la Circoncision, i^*" janvier (2^ des éditio)is : Deus autem rex nos ter. ..)
(Plus de manuscrit.)
C'est la date que propose M. Lâchât. Le tour archaïque de l'oeuvre me fait croire que cette fois il a rencontré juste; et
I. Treize fois. Sans exception. — 2. Six fois. Pas d'exemple en sens contraire. On trouve aussi une fois le tans, mais par exception.
je regrette que l'édition de Bar-le-Duc (1870) et celle de l'abbé Guillaume (1877) aient reculé ce sermon, sans nous dire pourquoi, jusqu'en 1666, quoiqu'il ne ressemble guère au style de cette époque.
Ajoutons qu'en l'année que nous adoptons, le i^'' janvier était un dimanche. Le sermon de 1654 nous a fait voir, il est vrai, la fête de la Circoncision solennisée à la cathédrale de Metz, même en semaine ; mais il n'en était pas ainsi dans les autres églises de cette ville et il n'y a pas d'apparence que ce sermon ait été prononcé dans l'église métropolitaine (').
— iç mars, 16 j6. Premier panégyrique de saint JosepJi : « Déposition ciistodi. » — (Repris en i6jÇ, à la demande d'Anne d'Autriche.) (Manuscrit de la collection Floquet.)
Ledieu a connu ce panégyrique dont il donne exactement la division. Mais il en fait l'histoire avec bien peu d'exactitude (^), ainsi que M. Floquet l'a démontré. Il la brouille avec celle d'un autre panégyrique, le Quœsivit sibi Deus. C'est celui-ci, nous le verrons, qui, prêché d'abord aux Feuillants, en 1657, fi-'t repris, ou plutôt refait, pour les Carmélites, en 1661. M. Lâchât qui emprunte, sans en avertir, à M. Floquet toutes les citations qu'il étale dans sa notice, très mal digérée du reste, est inexcusable de confondre, après cela, le discours des Feuillants, 1657, avec celui des Carmélites, 1659. Les rimes de Loret (3), exactes dans leur platitude, indiquaient nettement la division du Quœsivit sibi Deus : « la simplicité, le détachement, l'amour de la vie cachée, » ainsi que M. Floquet l'a judicieusement remarqué (■*).
1. Deforis avoue avoir fait quelques retranchements dans ce discours : il n'est pas prouvé qu'il ait rien changé au style, comme M. Lâchât l'en accuse gratuitement. Il n'est pas exact non plus qu'il n'y ait laissé « ni division, ni parties... ni commencement, ni fin. » Les deux exordes sont au complet, et M. Lâchât donne lui-même la division, sans l'apercevoir (Vin, 331, au bas de la page).
2. Ledieu, Mémoii-es, 71 (cf. 85, 91). — Floquet, Études, I, 398. — II, 132,