Lâchât, XI
devoirs de notre ordre ; si bien qu'il paraîtra manifestement que de toutes les solennités par lesquelles nous honorons la sainte Vierge, celle-ci était une des plus dignes d'être choisie singulièrement par la Congrégation des prêtres (').»
Le lieu ne pouvait être plus clairement indiqué. Quant à l'année, le manuscrit faisant défaut, on pourrait hésiter pour cette œuvre de jeunesse entre 1656 et 1657. Si nous préférons la première, c'est d'abord que l'œuvre, tout intéressante qu'elle est, nous paraît inférieure à celles de l'année suivante. Déplus, la Visitation tombant un dimanche, en 1556,1a présence du peuple, plusieurs fois mentionnée dans ce discours, se trouve tout naturellement expliquée. Il est prouvé d'ailleurs, par le témoignage de Bossuet lui-même (*), que dès 1656 il était admis dans « la Congrégation des prêtres,» dans cette «compagnie,» dont un historien du saint fondateur de la Mission nous dit qu' « il n'y avait pas à Paris un ecclésiastique de mérite » qui ne voulût en être, et oii M. Vincent se félicitait « de n'avoir jamais admis un seul prêtre qui ne fût homme d'exemple (^). »
— S septembre lôjj on 16^6. — Sermon de VÏHure: « Mariha, Martha, sollicita es et tiirbaris ergaplurima : porro iimim est necessarinm. »
(Manuscrit à Limoges, Société archéologique.) Je placerai ici un sermon de Vêture auquel les éditions assignent une date bien différente : on en fait la Vêture de M^'ie de la Vieuvillc (^), prêchée le 8 septembre 1669, le jour même où Bossuet reçut l'avis officiel de sa nomination à l'évêché de Condom. On trouvera peut-être un peu forte la liberté que je prends dans cette rectification ; mais bien fortes