‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 116 sur 243 · Bossuet orateur, p · texte numérisé non relu

Bossuet orateur, p

2. Mémoires, p. 64. — Il y a un sommaire autographe de ce sermon : M. Lâchât le donne, par erreur (IX, 522), à un autre sermon sur le même sujet. Le reporter XI,

La Prédication de Bossuet. '2

Outre ladite Majesté Qui, l'oyant attentivement,

Ayant Monsieur à son côté, Firent de lui ce jugement

Multitude de personnages Qu'un jour son éloquence exquise

Savants, qualifiés, et sages, Ferait un grand bruit dans l'É-

[glise.

Mazarin, qu'un accès de goutte avait empêché d'y assister, s'en fit rendre compte, et, dit notre gazetier,

Demeura plus que satisfait.

Le jeune Louis XIV, parti de Metz depuis plusieurs jours pour visiter les places fortes de la Lorraine, n'entendit pas ce panégyrique. L'orateur avait rédigé, par précaution, une allocution au monarque ('), qui est demeurée annexée au discours. Il est remarquable que la première pensée de Bossuct, quand il se crut à la veille d'adresser pour la première fois la parole à ce roi, à qui il devait faire entendre un jour tant de fortes leçons, fut de lui signaler « les maux de ses peuples, >> et de lui .souhaiter des douleurs au milieu de ses prospérités, mais des douleurs « dignes des rois ; » « ces saintes douleurs qui saisissent les cœurs chrétiens à la vue des afflictions. »

— /'■'' novembre, lô^J. Sermon de Charité pour l'œuvre des Boudions, à Metz : « Beati miséricordes. »

(Mss., 12.821, f. 4.)

Le séjour d'Anne d'Autriche avait permis d'organiser définitivement à Metz une œuvre charitable, qui avait pris naissance quatre ans auparavant, mais qui n'avait eu jusquelà qu'une existence précaire. C'était l'œuvre des Bouillons, destinée à fournir, à domicile, aliments et remèdes aux pauvres malades. Bossuet prêta à cette œuvre renaissante l'appui de sa parole, le jour de la Toussaint 1657. M. Floquet (^) a parfaitement reconnu, dans l'exorde, « cette sainte société,

I. Il est probable, comme M. Floquet le remarque (I, 432, note), que ce fut alors que Bossuet reçut le titre de conseiller et prédicateur ordinaire du Roi, dont on le voit qualifié dans un acte dressé quelques mois plus tard (28 février 1658).

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