‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 143 sur 243 · chapitre suivant les renseignements que nous avons pu · texte numérisé non relu

chapitre suivant les renseignements que nous avons pu

recueillir sur ce point. ?

l On sait qu'à la suite de cette grande station, Louis XIV '|

' témoigna d'une manière délicate sa haute satisfaction. Il fit ï

écrire à Metz au père du jeune orateur pour l'informer du ï

j « succès des prédications de son fils.» La lettre, rédigée par 'i

i le président Rose, homme d'un grand mérite et extrêmement |i

; poli,» était très belle, au dire de Lcdieu, qui avait appris {^) (

ces particularités dans la maison même de Bossuet. |

; — 1662. Oraison fnncbre du P. Bourgoing, ^ décembre.

(Plus de manuscrit.)

On peut dire que Bossuet, à proprement parler, écrivit en 1662 sa première Oraison funèbre : car on ne saurait appliquer ce grand nom à la «courte exhortation » qu'il fit enten- \ dre aux funérailles de Mme Yolande, en 1656 ; encore moins, \ ce semble, aux notes rapides et confuses qu'il jeta sur le papier (1658), avant de louer Henri de Gornay d'une manière \ proportionnée au personnage. î

Il serait peu généreux, peu équitable même, d'écraser ces \ pauvres petites œuvres, je ne dis pas sous le poids de la gloire ' des Oraisons funèbres classiques, mais par la simple compa- ' raison avec des œuvres d'autre nature, qui, elles, ont été 1 composées à loisir. Je n'aime donc pas à entendre M. Gandar \ lui-même s'écrier : « C'est vraiment tomber de haut que de \ passer du panégyrique de saint Bernard à l'Oraison funèbre i^ de madame Yolande de Monterby..., puis du panégyrique \ de sainte Thérèse à celle de messire H. de Gournay (2)... » | On veut bien reconnaître un peu plus loin, il est vrai, que ce I qui nous est parvenu sous ces titres n'a guère forme de dis-

1. Mémoires, 92. — Ledieu nous dit ailleurs que la dignité de Doyen de Metz fut dès lors offerte à Bossuet. Celui-ci refusa cette candidature favorisée par Louis XIV, (Floquet, II, 209) pour la laisser à un vieillard, qui paraissait la désirer vivement. C'était ' Rover. « Je ne garderai, disait-il, le poste que deux ans. >> «Le bonhomme, rapporte Ledieu, tint parole, et mourut au terme fatal (p. 69). » Bossuet lui succéda alors, conformément au vœu unanime des autres chanoines.

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