Floquet, Études..., II
5. Études sur les serinons de Bossuet, p. 106. — Il est heureux que le sermon soit daté d'après des considérations historiques ; car le manuscrit a été reperdu après l'impression.
que d'imprimer de telles choses, quand on lit dans les Mémoires du secrétaire de Bossuet: « L auteur ne s y est pas du tout reconnu (^). » |
Nous avons déjà signalé dans notre première partie plu- | sieurs passages où il nous est impossible de reconnaître Bos- j suet. Nous y avons relevé des fautes évidentes, de sorte que tout en admettant l'authenticité des pensées principales, qui 1 nous est attestée par les Mémoires de Godefroi Hermant (^j, j nous devons faire des réserves pour le détail, et conclure avec les éditions de Versailles, qui disent fort sagement : \ « On ne peut regarder ce qui nous reste de cette Oraison funèbre, que comme une copie très imparfaite du véritable discours de Bossuet (3). »
Cette oraison funèbre ne pouvait contenter les partis en présence : elle blâmait tout à la fois la « pitié meurtrière » de certains docteurs, et les « rigueurs très injustes » sous lesquelles certains autres tenaient « les consciences captives. » Mais les esprits modérés, ou incompétents dans les querelles théologiques, la goûtèrent vivement. Elle fut célébrée dans les vers latins des écoliers de Navarre, « admirateurs d'une si sublime éloquence :» c'est ainsi qu'ils signaient: Subliniioris eloquentiœ iniratores rJietores C-).
— i66^, ij août. Sermon pour la fête de V Assomption, au Val-de-Grâee, devant la Reine Mère. (Ms. non retrouvé.)
Cette date est connue. L'abbé Vaillant (^) avait relevé dans
la Gazette et dans Loret la mention de ce « beau sermon. » î Elle est confirmée par l'allocution de la fin, prière adressée à ■ la Reine du ciel pour Anne d'Autriche et pour la France. On y voit d'adroites allusions non seulement à la santé toujours menacée de cette princesse, mais aussi à une querelle ; très aiguë entre Rome et Louis XIV, qui venait pour inti- ; mider ses adversaires, de mettre la main sur Avignon et le Comtat Venaissin. Il y avait quelque courage dans des ; paroles comme celles-ci : « Qu'elle (la sainte Vierge) lui ! obtienne la grâce d'être toujours juste, toujours pacifique, I père charitable de ses peuples, humble enfant de la sainte I Eglise, protecteur de son autorité, zélé défenseur de ses 5 droits... »
i — 2^ novembre i66j. Reprise du Panégyrique de sainte \ Catherine. (Plus de manuscrit.)
j Ledieu nous apprend que Bossuet fit, en 1663, « les Entre- I tiens, plusieurs semaines de suite, pour la bourse cléricale de 8 Saint-Nicolas du Chardonnet, et ceux encore du séminaire
des Trente-Trois, établi vers ce temps à l'hôtel d'Albiac (i). » M. Floquet a pensé avec raison que ce fut pour l'un des
Entretiens à Saint-Nicolas que fut repris le Panégyrique de
sainte Catherine (2). ï