‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 62 sur 243 · Mss. , 12.824, f- 156, vo · texte numérisé non relu

Mss. , 12.824, f- 156, vo

4. Ce ms. , comme la plupart de ceux de la jeunesse de l'auteur, n'a été paginé par lui qu'à l'époque des .Sommaires. En conservant ici, à titre de document, et en résumant même la rédaction primitive (par exception, car ailleurs, et notamment dans le sermon de la Conception, dont nous venons de parier, le sommaire ne tient pas compte des pages remplacées), Eossuet a soin de la renvoyer à la fin. Les éditeurs nous font passer du milieu de la p. 16 à la p. 25. — On voit l'utilité qu'on peut tirer des sommaires pour la constitution du texte.

5. Lâchât, IX, 541, 542, 545, 546, 547. — iVIss., 12.823, f. 150, 151, 152.

éditions). Cette œuvre de jeunesse, dont j'ai vu des théologiens j admirer la profondeur, était déjà bien longue par elle-même : ; Bossuet avait cédé un peu à la tentation qu'ont souvent les écoliers d'avenir de mettre tout ce qu'ils savent dans leurs ■ premiers discours. Les éditeurs ont trouvé le secret de l'allon- ; ger encore, par des superfétations. On les tire, il est vrai, de [ feuilles annexées au manuscrit ; mais ce qu'on donne au I public n'est la reproduction exacte d'aucune des deux rédactions; c'est une sorte de résultante, une élucubration de style composite, dont Bossuet a fourni inconsciemment les éléments, mais dont Deforis est le véritable auteur.

IV. Je trouve d'autre part un manque de suite bien choquant j dans un passage de cet ancien sermon "^owx la Nativité de \ la sainte Vierge (III^ des éditions), que M. Gazier a fait entrer j dans son recueil de sermons choisis. Composé vers la même j époque que celui dont nous venons de parler, et, comme nous j le verrons, quelques mois seulement plus tard, il le fut en | grande partie avec des extraits qui y furent empruntés. | L'auteur n'eut pas même le loisir de récrire plusieurs passages j repris textuellement de ce sermon. Il se contenta alors d'y | renvoyer par des indications du genre de celle-ci : Sermon Ecce Filius \.w\xs,,fol. 4., marque >^jiisques à fol. 8, à la même marque *i*. Le manuscrit qu'on croyait perdu, est à Meaux, nous l'avons déjà fait remarquer. Les renvois qu'il contient correspondent très exactement à ceux qu'on voit dans celui | de la Bibliothèque nationale, dont nous parlions tout à l'heure.

Le sermon de la Nativité s'interrompt au moment où Bossuet annonce qu'il va considérer Marie comme Mère des fidèles : « Je ne m'éloignerai point, dit-il à cet endroit, des principes que j'ai posés; mais il faut que je tâche d'en tirer quelques instructions. Achevons, chrétiens, achevons : il est temps désormais de conclure. » — Évidemment ceci n'est pas la fin de la démonstration ; et pourtaut on achève l'œuvre en faisant faire aussitôt à l'auteur une longue invocation en

CH. II. LA COMPOSITION. 'j']

guise de péroraison : « Intercédez pour nous, ô sainte et bienheureuse Marie (')... »

Or cette pièce finale est elle-même étrangère au discours, 3 et n'a pas uniquemeut le tort de se présenter trop tôt à la ! place du quatrième et dernier point (car le sermon en comportait quatre (2), par exception, l'auteur n'ayant pas eu le temps d'être plus court). Le format, l'écriture et l'orthographe diffèrent de tout ce qui précède au manuscrit ; et, ce qui est décisif, on n'est venu à bout d'y adapter cette conclusion dans les imprimés, qu'en y supprimant plusieurs lignes : « Oui, son nom est un miel à la bouche...,» qui déjà se lisaient dans le sermon.

Il fallait, pour fournir à ce dernier point du discours, faire comme l'orateur, qui est simplement revenu une fois de plus au sermon : Ecce Filins tiiiis (commencement du second point).

V. VI. Comment une œuvre pourrait-elle conserver une parfaite homogénéité de ton, lorsqu'on y intercale ainsi des fragments de date et d'origine différente ? Voici un sermon qui était complet au manuscrit, conservé au Grand Séminaire de Meaux : c'est celui de l'Assomption de la sainte Vierge, (Is"" des éditions). Les éditeurs n'ont pu cependant résister à la tentation d'y insérer deux fragments, qui viennent couper arbitrairement des rédactions complètes et bien suivies. L'un (3), plus ancien que le discours d'environ neuf ans, est une page isolée ; l'autre ("^) est emprunté à \2l Méditation pour la veille de V Assomption, que les éditions ne donnaient pas à part avant celle de M. Lâchât. Il faudrait louer cet éditeur

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