‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 144 sur 200 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Les Autrichiens avaient:

Le corps du général

Deville, en Moravie 26 bat. 32 escad. 3,5oo Croat.

Celui deLaudon,

eu Bohême, entre

l'Elbe etlaSilésie 10 — 20 — 6,400 — Celui de Beck, vers

Politz 10 — i5 — 3,000 —

Celui de Harscli ,

vers Nachod . . i6 — 25 — 3,3oo — L'armée sous le

maréchal Daun,

à Gitschin ... 47 — 60 — Le corps de Gem-

mingen , aux

frontières de

Saxe, surl'Eger 9 — Sg — 3, 000 —

(1) TOTAL . iiSbat. 191 esc. 19,200 Croat.

Sans compter les corps réunis à l'armée de l'Empire , et forts d'environ i5 mille hommes.

(i) Les bataillons Autrichiens étalent âe i à 3oo hommes plus forts que les Prussiens. On ne peut évaluer ces derniers qu'à 600 ou 65o hommes.

L'armée des Cercles cantonnait enFranconie , vers les frontières de Saxe , avec une division sur la Werra , aux confins de la Hesse. Cette armée , les corps autrichiens compris , comptait environ 45 mille combattans. L'armée russe était restée en Pologne; on lestimait à 60 mille hommes, avec ses troupes légères. Les Suédois avaient i5 mille combattans en Poméranie. Enfm les armées françaises recrutées de nouveau et mises sur un pied formidable inquiétaient la Saxe et les états héréditaires du roi.

Frédéric ayant un ennemi redoutable sur ses derrières fut contraint dans cette position critique de faire face partout et de diviser ses forces. U ne pouvait s'abandonner à aucune opération offensive, sans livrer à l'ennemi les états pauvres et faibles dont il tirait néanmoins toutes ses ressources pour la continuation de la guerre. Cette situation explique pourquoi il gagna de grandes batailles , et ne fut jamais en état de faire dopérations brillantes. Depuis l'invasion tardive de la Moravie, ses plans ne visèrent qu'à gagner du temps et à se débarrasser, par une victoire, de celui de ses ennemis qui le serrait de trop près : tels furent ceux de la campagne de i-jSS et des suivantes.

Les Autrichiens avaient, au commencement de cette campagne, une ligne d'opérations dont ils ne suivent pas tirer parti. Daun résolut de se

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