CHAPITRE Xy I
trichiemie de la Bohême, en s'emparantdes défiles par où elle était venue.
Dès que le général Deville ftit infrrmé de ce mouvement, il jugea qu'il n'avait pas un moment à perdre pour se retirer, résolut de s'ouvrir un passage , sur la route d'Alt-Lassig àFriedland , et chargea le général Janus de former son avantgarde.
Fouquet renforcé par 3 bataillons du général Golz , prit alors un poste avantageux sur les hauteurs de Vogelgesang et de Todtenhubels, où il fut vainement attaqué à deux reprises. Deville rebuté de tant d'obstacles se tourna alors contre la position de Goltz à Friedland. Janus y fut détaché, le 28, et devait être soutenu parle général Wolfersdorff; mais il y eut peu d'ensemble dans les attaques, en sorte que ce corps autrichien n'eut d'autre parti à prendre que de se retirer en Bohême, parla route de Wustengiersdorf et Johannesberg qui fait un long détour. Toutefois ses dispositions furent si bien prises, que ce mouvement s'exécuta sans perte dans la nuit du 28 au 29.
Fouquet voulut faire envelopper l'arrière-garde vers Waldenbourg , par le général Ramin , avec 8 bataillons et 4 escadrons, tandis qu'il se dirigeait lui-même par Gonradswalde sur Gottesberg; mais elle se retira avec tant d'ordre , qu'il fut impossible de l'entamer , et que les Prussiens furent obli-
gés de reprendre , le 3o , leur camp de Conradswalde.
L'armée C4itricliienne campa à Braunau, Janns revint à Friédland , et Wolfersdorf , avec 9 bataillons et 5 escadrons , à Konigslieim. Fouquet trouvant la position de ce dernier hasardée , crut pouvoir l'enlever, et fit ses dispositions pour ce coup de main; mais lorsque ses colonnes arrivèrent en face, elle avait déjà été abandonnée. Les Autrichiens, qui s'étaient reployés à temps derrière Bersdorf, continuèrent paisiblement leur retraite sur Trautenau , et en furent quittes pour leurs équipages et 200 dragons. Les troupes prussiennes , après avoir terminé ainsi cette expédition , rentrèrent au camp de Landshut.
Deville fut, peu de temps après, appelé à l'ar- mée de Daun, avec 5 régimens de cavalerie , et remit le commandement au général Harsch.
Avant de donner la suite des opérations du roi , nous allons reprendre celles des Russes depuis l'ouvertifre de la campagne.