CHAPITRE IX
tous les magasins , de plusieurs milliers de prisonniers, et des bagages (i).
Ferdinand passa l'xiller à Riedliagen , le 23 ; et marcha à Drakenbourg , pour couvrir le siège de IVieubourg, qui capitula le 28. Le prince Henri passa rOcker, le 2'y , et occupa ensuite Goslar^ Brunswick, Wolfenbutel et Hildesheim. Les dragons de Meinike firent 200 prisonniers à l'arrièregarde ennemie.
11 ne manquait aux alliés que Minden pour être maîtres des deux rives du Weser. Cette place importante défendue par une garnison de 5 mille hommes, sous le lieutenant-général Morangie , était soutenue par l'armée du comte de Clermont; mais le mécontentement et le découragement que les troupes manifestaient faisant craindre au comte de ne pouvoir se mesurer avec Tennemi , il repassa le Weser , le 3 mars , se retira sur Hameln , et abandonna la place à ses propres forces; sans doute , danslespoir qu'elle se défendrait vigoureusement , et que la rigueur de la saison empêcherait d'en faire le siège.
Mais le duc Ferdinand , rjui cj^oyaitJi a^'oir rie?i fait, tant qu'il lui restait quelque chose à faire y
(i) Tel fut le résultat de la répartition fautive de l'armée française dans ses cantonnemens , et d'une ligne trop étendue ; j'aurai occasion de faire quelques observations sur ces fautes, en les réunissant avec d'autres évéïicmens semblables.
Le prince héréditaire à qui ce coup de main fait honneur, est le même qui était généralissime en 179a et 1806,
l4 TRAITÉ DES GRANDES OPERATIOIVS MILITAIRES,
s'avança sur les deux rives du Weser, et l'investit le 8. Le prince Henri campa à Ilildesheim ; Wangenlieim fut placé , avec 8 bataillons et 8 escadrons , aux environs de Bukebourg , pour couvrir les communications avec sa division ; des brigades détachées éclairaient les environs et observaient Osnabruck, que le comte de Saint-Germain occupait avec 12 bataillons et autant d'escadrons. L'armée et le corps du général Oberg , destinés pourl attaque, cantonnèrent en arrière de la ville.
Le comte de Clermont resta tranquille spectateur du siège , avec 80 bataillons et 75 escadrons , qu'il pouvait faire opérer à volonté sur les deux rives du Weser. La place se rendit après une faible défense , et la garnison , forte de 4,5oo hommes , fut prisonnière.
La prise de Mindendevintlesignal de la déroute: le comte de Clermont , qui s'était flatté d'avoir le temps de se reconnaître, fut saisi d'une terreur panique; ne voyant autour de lui que désastres, il se figura qu'il allait être coupé du Rhin ; que les places sur ce fleuve étaient prises , et ses^ troupes en Westphalie cernées. Le comte de Saint-Germain abandonna Osnabruck , attira à lui la garnison de INIunster, et se réunit à l'armée ; le duc de Broglie eut ordre de quitter le pays de Hesse , pour la joindre , et lOostfrise fut évacuée.
On s'étonnera toujours qu'avec de bonnes troupes , et des officiers généraux distingués , tels