‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 83 sur 200 · CHAPITRE XII I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII I

et Nieder-GeilsJorf. La deuxième , formée delà cavalerie, se porta au camp par Hermsdorf et Lauterbach. La troisième consistant dans le parc et les bagages, suivit la route directe de Leopoldshain par Lichtenberg à Lauban ; l'ambulance sous le général Bornstedt forma la quatrième colonne, et m.arclia de Gruna à \^ indschdorf.

Aussitôt que Laudon fut informé du départ de l'armée , il traversa Goerlitz avec 2 régimens de cavalerie, et prit les devants. Le reste de son corps le suivit de près, afin de harceler Tarrière-garde ; celle-ci commandée par le prince Henri , était composée de 6 bataillons et de 10 escadrons de hussards. Le retard , occasionné par le défilé d'Ober-Scboenborn , donna le temps à Laudon de réunir son corps, et d'engager une canonnade, qui demeura sans effet. Le prince Henri continua sa marche sans s'arrêter; après avoir mis le feu au village pour chasser les Croates , qiii suivaient trop vivement les bataillons francs. Wehla se réunit à Laudon dans les environs de Pfaffendorf , où l'engagement devint plus sérieux , et se prolongea jusqu'au soir; le roi revint sur ses pas avec quelques régimens de cavalerie pour faire jour à son arrière-garde ; Pfaffendorf fut également incendié.

L'armée piiissienne campa sur les hauteurs en arrière de Geilsdorf; l'aile droite appuyait à un

bois occupé par les troupes légères ; le quartiergénéral fut établi à Lauban.

Laudon se posta à peu (le distance dans les bois, entre PfaiTendorf et Heidersdorf. Le marécbal Daun fit passer la Neiss , le 3i , au duc d'Aliremberg avec la réserve , qui campa entre Moys et Leopoldsbain , afin de soutenir Laudon. La grande armée ne fit aucun mouvement.

Frédéric séjourna dans sa position , et résolut de diviser ses forces , de marcher au secours de Neiss, avec 29 bataillons et 68 escadrons , et de détacher le prince Henri avec 25 bataillons et 4^ escadrons , par Hirschberg, dans les montagnes , afin d'empêcher Daun d'envoyer des renforts à Harsch. Le i^'^ novembre, les bataillons cantonnés à Lauban , partirent avant le jour , et se formèrent sur la rive gauche de la Queiss , pour couvrir le passage de l'armée. L'infanterie se mit en mouvement à sept heures , et passa la rivière sur quatre ponts de chevalets ; la cavalerie le traversa sur plusieurs gués. Laudon se mit en marche , mais n'entreprit rien avant que l'armée ne fût entièrement passée; alors seulement il fit amener 16 bouches à feu sur les hauteurs entre Geilsdorf et Lauban , d'où il canonna l'arrière-garde; celleci dirigée par le roi en personne , se retira dans le meilleur ordre ,* et manœuvra comme à l'exercice. Dès qu'elle eut passé la rivière , Laudon di-

Page 1