TOTAL
Les Autrichiens avaient :
Bai.
Eticad.
Croat.
Le corps du général De-
ville, en Moravie. . . 20
Celui de Laudon en Bo-
hème, entre l'Elbe et
la Silésie 10
Celui de Beck, vers Po-
Celui de Harsch, vers
Nachod 16
L'armée sous le maré-
chal Daun, à Gitscbin 47
Le corps de Gemmingeu , aux frontières de Saxe, sur l'Eger . 0 39 8,000
(1) total . 118 191 19,200
Sans compter les corps réunis à l'nrmée de l'Empire, et forts d'environ 18,000 hommes.
L'armée des cercles cantonnait en Franconie, vers les frontières de Saxe , avec um* division sur la Werra, aux confins de la Hesse. Cette armée, les corps autrichiens compris, comptait environ 48,000 combattants. L'armée russe était restée en Pologne;
(l j Le* bataillons autrichiens étaient de 200 n 300 homme* plus forts que les prussien*. On u< peut évaluer ces derniers qu'à 600 ou 650 hommes.
ÎU4
TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIOISS MILITAIRES
on l'estimait à 00,000 hommes , avec «es troupe» légère». Les Suédois avaient 15,000 combattants en Poméranie. Enfin les armées françaises recrutées de nouveau et mises sur un pied formidable inquiétait la Saxe et les États héréditaires du roi.
Frédéric ayant un ennemi redoutable sur ses derrières fut contraint dans cette position critique de faire face partout et de diviser ses forces. 11 ne pouvait s'abandonner à aucune opération offensive , sans livrer à l'ennemi les États pauvres et faibles dont il tirait néanmoins toutes ses ressources pour la continuation de la guerre. Celte situation explique pourquoi il gagna de grandes ba- i tailles, et ne fut jamais en état de faire d'o- j pérations brillantes. Depuis l'invasion tardive de la Moravie, ses plans ne visèrent qu'à gagner du temps et à se débarrasser, par une victoire, de celui de ses ennemis qui le serrait de trop près : tels furent ceux de la campagne de 1788 et des suivantes.
Les Autrichiens avaient, au commencement de cette campagne, une ligne d'opérations dont ils ne surent pas tirer parti.
Daun résolut de se tenir sur la défensive , jusqu'à ce que les Russes eussent attiré une partie des forces du roi : il parait du moins que nul projet de réunion ne fut primitivement combiné entre les alliés, car les premiers événements ne furent que des surprises de postes ou de petites expéditions contre les magasins, dont la plus importante fut l'enlèvement d'un bataillon de grenadiers, à Greifenberg.
Frédéric certain que pour opérer contre ses provinces, il fallait des subsistances, ne vit pas de meilleur moyen d'en retarder l'invasion qu'en détruisant les dépôts de ses ennemis. Il dirigea en conséquence dès la fin de février, quelques troupes sur la Wartha et Posen, qui y détruisirent ceux des Russes.
Au milieu d'avril, il forma deux entre- I prises plus sérieuses : le général Fouquet .
dut entrer en Moravie , pour y enlever le.i
magasins autrichiens , tandis que le prince Henri pénétrerait en Bohême, et y détruirait les grands dépôts de l'armée des cercles et des troupes destinées à opérer contre la Saxe. Fouquet marcha par Troppau, sur la Mon» ; mais il ne put empêcher l'évacuation du magasin de Hof, et se retira sans avoir réussi. Le prince Henri fut plus heureux ; il entra dans la Bohême occidentale, le 15 avril , sur deux colonnes, par Leutmeriti et Saatz. Cette partie de la Bohème n'avait pour la couvrir que le corps de Gcmmingen, qui avait des cantonnements fort étendus. Son expédition réussit ; il ramena 1 ,800 prisonniers , et ruina le magasin de Saatz, renfermant 32,000 tonnes de farine»
et des fourrages en abondance.
Aussitôt que le maréchal Daun fut informé de cette invasion, il fit partir le corps du général Beck, pour couvrir Prague et le grand dépôt de son armée; mais le prince Henri satisfait, s'était retiré en Saxe.
Cependant les grandes opérations de la campagne devant se régler sur les mouvements des Russes, il était probable que Frédéric serait bientôt obligé de porter la majeure partie de ses forces sur l'Oder pour s'opposer à leur marche. Il destina l'armée de Saxe à cette expédition ; mais en attendant il en disposa pour attaquer l'armée des cercles, afin de mettre celle-ci hors de cause un certain temps , et de pouvoir dégarnir cette province avec moins de danger. En effet, sa conservation dépendait de celle de Dresde, capable alors de soutenir un siège de plus d'un mois ; intervalle de temps suffisant pour achever les opérations décisives contre les Russes. Le prince Henri reçut donc l'ordre d'entrer en Franconie.
L'armée combinée d'Empire et d'Autriche, commandée par le duc de Deux-Ponts, était divisée en plusieurs corps : le général Haddick occupait à la fin d'avril, l'excellent camp de Monchberg. qu'on avait co ni mener à retrancher; le général Maquire en avait pris un à Ascii, près d'Egra ; le margr.no